Archives par mot-clé : Paternité

Hommes féministes en Suisse romande

Les hommes féministes s’organisent en Suisse romande. Exemple à suivre!

Des pères, des hommes qui se vantent d’un féminisme masculin, sans faire la leçon, décidés à renoncer à leurs privilèges, ça existe.

En Helvétie, on les a vus et entendus  et  (débat télévisé sidérant sur la chaîne nationale!) ces derniers mois. Nous en avions déjà parlé sur L’homme simple dans cet article. Cela vaut la création d’une rubrique « Suisse » à notre magazine, qui gardera à l’oeil ces militants.

Aujourd’hui, ils sont organisés autour d’une association, maenner.ch qui devient la porte-drapeau de la campagne mondiale mencare.org pour une paternité égalitaire.

Début de campagne

Le lancement de la campagne pour la Suisse francophone a eu lieu au début octobre. L’objectif est simple: l’égalité par une répartition égale du travail rémunéré et non-rémunéré et par la disparition de la violence de genre, de l’objectivation sexuelle à la culture du viol, en passant par l’exploitation sexuelle commerciale et le harcèlement.

Ce lancement a profité d’une couverture médiatique qui peut permettre de penser qu’une place existe pour cette cause juste, dans une des régions d’Europe les plus rétrogrades en matière d’égalité institutionnelle.

Revue de presse

Mencare, pour que papa partage les tâches, avec la participation de Grégory Jaquet, sur Canal Alpha, journal télévisé du 3 octobre

Un vaste programme pour des pères plus présents à la maison, 24 heures du 2 octobre

Un programme lancé en Suisse romande pour favoriser les pères au foyer, Radio télévision suisse, journal de 12h30 du 2 octobre

Fier d’être papa professionnel, L’Express du 12 octobre (reproduit ci-dessous, cliquer sur l’image et agrandir pour lire l’article)

Hommes féministes
Travaux domestiques et tâches éducatives partagées. Objectif: que cela devienne évident!

 

 

Le portage en écharpe, ce n’est pas pour les papas

Hubert Fontenelle ne comprend pas pourquoi les articles pour bébés ne sont destinés qu’aux mères et le portage en écharpe est jugé au-dessus de ses compétences ! 

Je viens de revoir le spectacle de Florence Foresti « Motherfucker ».

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Florence – oui, je l’appelle Florence, j’ai tellement vu et revu ces spectacles que j’ai l’impression de la connaître – Florence, donc, raconte sa nouvelle vie de maman suite à la naissance de son premier enfant.

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C’était la première fois que je revoyais ce spectacle (que je connais par cœur…) depuis ma propre paternité.

J’ai autant ri mais j’ai surtout compati et compris plus de calembours que la première fois.

Bref, lors d’une digression sur les poussettes et leur mode de pliage nécessitant des connaissances en mécanique quantique, Florence a une remarque intéressante sur lesdites poussettes et le fait qu’elles ne sont pas faites pour les papas.

Si les papas étaient les principaux utilisateurs des poussettes, il y a belle lurette qu’elles seraient high-tech, dit-elle. Voici le spectacle tel qu’on le trouve sur les sites de vidéos gratuites. L’épisode drôlatique de la poussette commence après 22 minutes et 47 secondes.

Une question me taraude : le papa est-il un animal marketing ? Et surtout ai-je été l’objet d’une traque insidieuse à travers des réclames bien ciblées ? Ai-je été assez lobotomisé pour succomber à un produit estampillé « papa-proof » ? Vivrions-nous dans une société de consommation uniquement mue par le désir de posséder un maximum d’objets rendant vert de jalousie le voisin ?

Je n’ose y croire !

D’ailleurs, à regarder les catalogues ou autres sites internet de vente d’objets de puériculture, pas de trace de papas. Nulle part.

Ouf ! Ah si ! Un catalogue tente le portrait de papa faisant un bisou à son bambin, désabusé.

On louera l’effort surhumain qui a consisté à utiliser une figure paternelle plutôt que maternelle en une de la publication hebdomadaire de la marque.  Mais on notera que le cliché mère-bébé se vautre souvent dans une image surannée du bonheur simple et blond comme les blés et que l’imagerie papa-bébé est mal rasée et matinée d’un « vas-y lâche-moi avec tes bisous, tu me saoules ».

En deux mots, pour la puériculture, l’image du père renvoie à une vérité crue, simple, normale, histoire de faire face à des barbies minces et maquillées dont le bébé fait ses nuits à 10 jours de vie. Pourquoi pas ?

Si on regroupe les deux remarques (père hi-tech et père normal, suivez un peu !), on en vient à croire que l’homme est intrinsèquement attiré par les interfaces user-friendly et est partisant du moindre effort. Je vois déjà ces dames opiner du chef en pensant à la dernière fois où elles ont vu leur compagnon aller aux toilettes en jouant à Candy Crush, porte ouverte…

Le portage en écharpe, c’est pas pour moi

Eh bien sachez qu’il s’avère que de nombreux papas sont effectivement dans ce cas. J’en veux pour preuve ce témoignage poignant d’une formatrice en nœuds (pardon, en écharpe de portage…) : « Les papas ne sont convaincus que lorsque je sors le modèle qui se clipse ».

Pour les non-intimes de l’écharpe de portage, il s’agit d’une longue bande de tissu, que l’on enroule de différentes façons autour de soi pour porter son bébé sans les mains.

Portage en écharpe
Ceci n’est pas un portage en écharpe

Or il s’avère, selon les statistiques de la formatrice, que la plupart des hommes préfèrent avoir un gage de solidité et de haute technologie comme un clip par peur de ne pas savoir faire un nœud simple. C’est édifiant mais je la crois.

Messieurs, crie-je, si vous savez nouer vos lacets, vous êtes au-dessus du niveau requis pour utiliser une écharpe en toute sécurité! N’ayez crainte.

Pour ma part, j’ai donc fait fi des arguments fallacieux  de la formatrice pour choisir le modèle de base, celui-là même qui repousse les hommes, comme le FISC repousse Arthur hors de nos frontières.

Oui, je suis un être exceptionnel qui sait faire des nœuds, je suis donc assez fort pour déjouer les vils tours de passe-passe des publicitaires.

Portage en écharpe
Version alternative

Marketing materno-centré

En parlant de publicitaires, quels sont les produits que l’on vend à un papa ?

Parce que les mamans ont le droit à toutes les sauces de marketing pour elles et leurs enfants. On leur vend :

– de l’alimentaire (papa ne sait pas cuisiner ni ce qui est bon pour les enfants)

– des produits ménagers (papa ne fait pas sa part des tâches ménagères, ce porc)

– des produits cosmétiques (c’est pas tes vergetures qui aideront à reconquérir papa)

– des fournitures scolaires (papa ne s’intéresse pas à la scolarité de ses enfants)

Et j’en oublie sûrement. Le papa, lui, on lui vend…… des voitures ! Whouhou !!!!!! Les cylindrées et les pistons, ça a toujours éveillé en moi des pulsions violentes d’achat ! Non, je plaisante. Pas le moins du monde.

Mais bon, ça se comprend, dans la voiture aussi on peut clipser des trucs, genre sa ceinture ou le cosy de bébé. Et à part ça, rien. Ben non, les rasoirs, les tomates et le canard WC, ça ne se clipse pas…

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Bon, au final, je suis rassuré. Je n’ai pas succombé aux produits estampillés « pour papa ». D’une part parce qu’ils sont quasi-inexistants, d’autre part parce que je sais faire des nœuds.

Reste maintenant à savoir si ma femme n’a pas succombé aux produits vendus aux mamans même si j’ai déjà une petite idée. Cependant une question reste en suspens : si les papas étaient une cible de choix, existerait-il des iPoussettes ? A vous de me le dire je dois aller choisir ma nouvelle voiture…

Crédit images : Buzzfeed, Pinterest

Hubert Fontenelle
Hubert Fontenelle

Hubert Fontenelle a 29 ans, il est chef d’entreprise et père d’une fille de 9 mois. Il gamberge sur sa paternité et parle avec talent de ce qui est grave et de ce qui l’est moins. Hubert est passionné par les sciences, les mangas, les Lego et par tout ce qui fait sourire sa fille.

Pénurie d’affection entre hommes

Comment les hommes en sont arrivés à considérer l’affection comme un acte sexuel et non plus social. Et pourquoi c’est un drame.

 

Un jour, alors que je marchais vers la gare Union Station de New Haven, un vieil homme à la peau noire et aux cheveux gris m’a arrêté sur le trottoir et m’a demandé si j’avais du feu. Techniquement, j’avais arrêté de fumer en entrant à l’Université. Mais cette mauvaise habitude revenait à la fin de chaque semestre, à cause du stress. J’ai sorti mon briquet en ressentant un peu de culpabilité et j’ai essayé d’allumer sa cigarette.

Il y avait trop de vent et cela éteignait la flamme à chaque essai, je m’impatientais et j’ai finalement saisi sa main, douce et un peu flétrie et l’ai entourée avec les miennes. La cigarette s’est allumée facilement. Il a pris une grande bouffée. Il m’a ensuite regardé en hochant la tête et m’a souris. Il m’a dit: merci, fils.

Le temps d’entrer dans le train, je sanglotais.

D’abord, je n’ai pas compris la raison de ces larmes. J’ai pensé que c’était parce que j’allais devoir écrire trois essais de trente pages dans les dix jours à venir. Ou à cause de l’effroi secret que j’éprouvais à chaque début de week-end, à l’idée de revoir en arrivant à New York mon ex-re-ex-re-ex copine avec qui je menais une relation moisie, dans laquelle je passais mon temps à esquiver les confrontations. Peut-être que c’était le temps pourri du Connecticut, cette version moderne du purgatoire de Dante, qui m’atteignait finalement. Peut-être que j’étais triste parce que j’étais un pauvre étudiant de Chicago qui se sentait parfois seul en Nouvelle-Angleterre.

Et peut-être que j’étais simplement vulnérable ce jour-là. Quelle que soit la raison finalement, les larmes coulait sur mon visage dans la gare, sur l’escalier roulant et même dans le train. Je m’appliquai à regarder par la fenêtre pour éviter le regard aiguisé des autres pendulaires.

Le vrai problème qui me valait cette émotion, c’était le fait que je n’avais jamais reçu l’affection masculine que je souhaitais quand j’étais enfant.

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C’est un bon gars, mon père. Mais il est de la vieille école. Il ne s’émeut pas facilement. Et s’il s’émeut, il le tait. Il a appris à me respecter en tant qu’homme, mais nous n’avons jamais été vraiment proches. Quand on passe du temps ensemble à Chicago par exemple, je suis toujours celui qui initie ces moments. Comme on est différents, politiquement et professionnellement, nous avons passé une bonne partie de nos vies à batailler pour se comprendre. Lorsque j’étais enfant, nous n’avons jamais joué dans le jardin ensemble. Comme j’étais un zonard, je voyais mes parents au maximum quatre heures par jour, la plupart d’entre elles étant passées dans la cuisine et devant la TV.

Pour être honnête, je ne me rappelle pas que mon père m’ait jamais serré dans ses bras quand j’étais petit garçon. Je ne me souviens pas non plus de lui étant fier de moi plus tard (à l’exception du jour où j’ai reçu mon bac, auquel il attachait vraiment beaucoup d’importance).

Même quand j’ai défendu ma thèse il y a six ans près de South Bend, je me souviens de n’avoir pas été surpris qu’il ne vienne pas. Maintenant, ne voyez pas dans cette description un réquisitoire, parce que mon père est bon, travailleur et dévoué (et Dieu sait qu’ai été un petit connard turbulent, querelleur et exaspérant). Il a été un père de la seule manière qu’il savait l’être et a lentement évolué depuis son second mariage and l’arrivée de son troisième fils (avec qui je crois qu’il a une relation plus active et affectueuse qu’avec mon frère et moi).

Ca ne fait pas longtemps que j’ai compris qu’il était fier de moi, de l’homme que je suis devenu. Je crois que c’est lié à mon acharnement à réussir professionnellement, à mon doctorat et à mon mariage avec la femme de ma vie. Peut-être d’ailleurs que ce respect récent n’a rien à voir avec la moindre de ces raisons. En mûrissant et en devenant à l’aise avec moi-même, j’ai appris à dépasser les non-dits qui existaient entre lui et moi.

Mais je parle aujourd’hui de la pénurie d’affection dans ma relation avec lui parce que je pense que cela explique partiellement pourquoi l’approbation des mâles a toujours été si importante pour moi en grandissant, pourquoi je suis toujours touché par l’affection masculine et pourquoi je recherche toujours le respect des hommes plus âgés que moi.

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Une conséquence pernicieuse du fait de vivre dans un pays ou la lutte contre l’homophobie et contre le patriarcat est encore  nécessaire, ce n’est pas seulement la rigidité des rôles attribués aux humains à cause de leur genres, mais aussi l’interdiction qui est faites aux hommes d’exprimer de l’amour, de la gratitude et de l’affection les uns aux autres (et souvent, à leurs propres fils).

A cause de cela, beaucoup de garçons grandissent en considérant l’affection comme hautement non-masculin parce que leurs pères ne leur ont jamais montré que l’affection et l’amour inconditionnel faisaient partie de leur propre masculinité.

C’est tragique, nous punissons encore les garçons parce qu’ils expriment de l’amour et de l’affection les uns aux autres (exception faite des instants qui suivent un succès sportif) en agitant des tabous sociaux et sexuels. Les garçons grandissent en voyant l’affection comme un comportement sexuel et non pas comme un comportement social. Pour beaucoup de jeunes hommes hétérosexuels, l’affection devient genrée. Ce sont les gestes des petites amies, des mères et des amies femmes.

Les femmes sont victimes de ce système de différentes manières (slut-shaming, inégalité salariale, relégation domestique, objectification sexuelle, domination, etc.). Mais une des principales tragédies qui touche les hommes c’est la pauvreté de leurs échanges affectifs entre eux.

Il y a un grand cri en nous. Celui que nous faisions pour réclamer l’attention et l’approbation de nos pères, leur amour. Un cri qui s’évanouit seulement (s’il s’évanouit vraiment) lorsqu’on développe plus tard des amitiés profondément affectueuses et inconditionnelles. Il faut une vie d’auto-compréhension pour supporter ce manque, ce vide. Ce n’est pas de notre faute, mais si on dénie son existence ou si on prétend qu’on a surpassé ce traumatisme de l’enfance, on devient facilement victime de notre pathologie, on entre dans la spirale du déni, de l’impossibilité d’aimer vraiment et de l’apitoiement.

Les hommes ne guérissent que s’ils sont entourés par d’autres humains qui sont des machines à délivrer de l’amour profond et inconditionnel. Des gens doués de compassion, affectueux, qui pardonnent et expriment leurs émotions. Pour moi, la plus récente source d’affection, de gentillesse et d’amour, c’est ma femme que j’aime plus tous les gens qu’il m’a été donné de rencontrer.

A l’école, c’était mes professeurs de religion et d’anglais. Au lycée, mon frère et mes amis. Un jour, ce sera peut-être ma propre paternité, qui me donnera un nouvel espace émotionnel pour ramasser les petits morceaux de moi et exprimer mon dévouement, mon amour explicite et mon affection continue pour mon enfant. Même s’il n’existe pas encore, même s’il n’a pas été même conçu, mon amour pour lui est déjà énorme, plus grand que moi.

Pour que les hommes s'embrassent

Auteur: Jackson Bliss est l’auteur de Blank Insects, The Ninjas of My Greater Self, Dream Pop Origami et Atlas of Tiny Desires. Il publie dans de nombreux magazines et sites web anglo-saxons dont le Goodmenproject où cet article a été publié pour la première fois. Visitez le site et le compte Twitter de Jackson Bliss. Merci à toi camarade de m’avoir permis de traduire et d’adapter ce très beau texte ! 

Image : SPJWebster

Coucher les enfants à heures irrégulières les rend bêtes

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La revue Pediatrics publie aujourd’hui une étude sur les heures de coucher des enfants. Et les effets de l’irrégularité sur leurs comportements futurs. 

Ca fait partie de notre façon d’être pères.

On passe notre temps à penser que ces normes sévères sur lesquelles les mamans, nos compagnes, sont arc-boutées sont toutes exagérées. Créées par Dieu sait quel pédiatre intégriste ou quelle grand-mère aussi souple qu’une dalle en ciment.

Au sujet de l’heure du coucher, c’est pareil. Quand qu’elle nous demande de respecter le calme avant l’heure de dormir des enfants.

Quand elle nous dit qu’il faut les coucher à la même heure chaque jour, on ergote. On la regarde avec cette insupportable air condescendant de l’homme qui sait. On ne vainc pas le machisme en un jour, n’est-ce pas ?

Or, la revue Pediatrics publie une enquête qui démontre que les enfants qu’on ne contraint pas à une heure d’endormissement régulière risquent un tas d’horreur qu’on ne leur souhaite pas. Mauvais comportements, mauvais résultats aux tests d’intelligence, bref des ânes.

Ca perturbe leurs esprits et leurs horloges biologiques. Sans plonger dans la science et dans les détails de l’enquête, on comprend bien l’analogie utilisée par une des auteurs de l’étude : « les heures variées de mise au lit des enfants leur provoque le même effet qu’un décalage horaire dû à un long voyage ».

Des problèmes de comportement à l’école et en famille sont mis en évidence pour les enfants qui participaient à l’étude et dont les horaires d’endormissement n’avaient pas été réguliers.

Yvonne Kelly, auteur de l’étude, explique que les parents devraient respecter quelques consignes et faire du sommeil de leurs enfants une priorité. Renoncer à l’utilisation des écrans avant l’heure du coucher et créer une routine affectueuse menant au moment de la mise au lit sont les deux recommandations essentielles.

La paternité est une aventure sublime. Pour rester mesuré dans la réinvention de l’art d’être père, il faut parfois se faire rappeler quelques essentiels ! Au moment du coucher, le père a une formidable occasion d’être complice avec son-ses enfant-s : en jouant le parent pour qui le coucher à heure fixe n’est pas vital, il s’assure l’amitié inconditionnelle de son fils ou de sa fille. Aux dépends d’une mère qui ne sait trop comment rappeler au reste de la famille que cette règle est importante.

Lisons cette étude et apprenons à renoncer à faire de nos enfants nos potes en fin de journée, pour privilégier leur bien-être. Profitons en pour nous approcher du rôle de père intégral, impliqué dans la gestion de la santé et de la vie intime de nos mômes.

30 astuces pour parents malins

Dans tous ces petits riens de la vie avec des enfants, il y a de quoi se simplifier la vie et amuser la leur. Cliquer sur une image pour faire défiler.

 

Homme au foyer, un concept exotique

Homme au foyer, la révolution familiale n’aura pas lieu ! Si les habitudes et la répartition des tâches dans le couple peuvent être bousculées, adaptées, modernisées, la création d’une tendance aux stay at home dads (traduction anglaise du terme pères au foyer) n’est pas à l’ordre du jour.

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Le nombre de pères à plein temps augmente dans le monde industrialisé (il a par exemple doublé en dix ans aux Etats-Unis, article du Time), mais tout porte à croire que ce n’est qu’une niche, presque un hasard. La sortie aujourd’hui d’une nouvelle série télé réalité américaine nommée Modern Dads montre bien l’aspect hors du commun d’une telle aventure.

Ces hommes-mutants qui choisissent le rôle innefficient, non-profitable et hyper exigeant de chefs de l’éducation de leur descendance ne sont pas assez nombreux. Continuer la lecture de Homme au foyer, un concept exotique