The Good Men Project

Le projet social et médiatique The Good Men Project est une source d’inspiration pour L’homme simple. Ce site anglophone, basé à Boston, traite des masculinités à travers de multiples prismes. L’équipe de rédaction est très bien fournie et les articles sont passionnants.

Magazine pour hommes

The Good Men Project est un magazine en ligne. Un blog extrêmement bien fourni. Et une communauté de femmes et d’hommes qui croient en la possibilité d’une masculinité pacifiée et juste.

559853_10151284810093919_1247205056_nNous aimons la philosophie et la qualité des articles. The Good Men Project s’est créé en opposition à la presse magazine pour hommes habituelle, regorgeant de photos de femmes nues, de signes extérieurs de domination et de galvanisation pseudo-virile. 

« Nous avons démarré ce projet pour aider les garçons à risque et pour entamer une conversation de fond sur la masculinité » Tom Matlack fondateur de The Good Men Project.

« En convainquant les garçons qu’ils ne doivent pas exprimer leurs émotions, qu’ils doivent courir et avoir du succès, on les coupe de leur vie émotionnelle » M. Matlack a démarré le projet pour créer une communauté. Un réseau où les hommes peuvent partager leurs doutes et leurs expériences. La paternité, la sexualité, la dépendance. Et parler de ce qu’on ne nous a pas appris. Le bonheur d’être tolérant, les vertus de l’écoute, l’intérêt d’être père.

L’entreprise est de taille. Une direction à huit membres, une trentaine de contributeurs et tout ce qui se fait de moderne dans les théoriciens de la masculinité américaine aujourd’hui.

Le ton est parfois théorique, mais souvent très divertissant. Le site considère que les hommes ne sont pas des ânes, qu’on peut leur parler – ou leur écrire – des propos sensés en s’abstenant de les couvrir de publicité.

Des articles sur des sujets légers sont également régulièrement publiés. Dans le fond, le contenu n’est pas très différent de la presse masculine habituelle, les thèmes développés dans GQ ou Esquire sont également présents dans The Good Men Project. Parfois même avec un avis semblable. Mais l’ensemble est mille fois plus éthique et défendable.

La vision du site ne fait pas référence au féminisme. Mais la démarche est claire : l’homme doit se débarrasser du patriarcat, de l’autoritarisme, du sexisme, du racisme et de l’intolérance. Dieu sait si ces chevaux de bataille sont étrangers à la majorité des publications pour hommes aujourd’hui.

L’homme simple recommande donc aux lecteurs ce site de base. Qui inspire sa production. Suivre les comptes twitter et facebook du site permet aussi d’aérer son flux de nouvelles, grâce à des propos intelligents, justes et qui aident les hommes à voir plus clair dans leur comportement et leurs choix.

Par bien des aspects, la vision et les objectifs de l’homme simple sont proches de The Good Men Project. C’est Blandine Grosjean, rédactrice en chef de Rue89 qui nous a fait découvrir ce site, au moment de la publication des premiers articles de l’homme simple. Nous lui en sommes très reconnaissants.

 

Comment réussir sa vie ?

Créer une vie qui respecte vos valeurs et satisfait votre âme est un défi. Gavin Aung Than, scénariste et dessinateur australien a réalisé une bande-dessinée très inspirante sur les choix de vie que nous faisons.

Le texte est de Bill Waterson, le créateur des oeuvres de Calvin et Hobbes, formidables personnages à l’humour ravageur. Cette planche est publiés sur le site de l’auteur, Zenpencils.com que nous recommandons sans réserve !

Le texte en français figure sous l’image.

2013-08-27-wattersonCréer une vie qui adaptée à vos valeurs et qui satisfasse vos âmes est un défi permanent.

Dans une culture qui promeut sans relâche l’avarice et l’excès comme gages d’une belle vie.

Une personne heureuse de faire son propre travail est vu comme quelqu’un d’excentrique, si ce n’est pas subversif.

« Lettre de démission »

L’ambition n’est comprise que si elle fait grimper à quelque échelle de succès imaginaire

Quelqu’un qui accepte un travail sans grand engagement pour pouvoir accomplir d’autres intérêts ou activités,

Est vu comme un faible

Une personne qui abandonne une carrière pour élever ses enfants est vu comme quelqu’un qui perd son potentiel

Comme si un titre professionnel et un salaire étaient la mesure cardinale de la valeur de la vie humaine

On vous dira des centaines de fois, parfois de manière subtile, parfois non, de continuer à monter

Et de n’être jamais satisfait d’être où vous êtes, qui vous êtes ou de ce que vous faites

Il y a des millions de façons de se vendre et soyez sûrs que vous en entendrez parler.

Inventer le sens de votre propre vie n’est pas facile, mais c’est autorisé

Et je pense que le jeu en vaut la chandelle.

Texte : Bill Waterson

Dessins : Gavin Aung Than

Pilule masculine, contraception masculine, pourquoi et comment on y vient ?

La contraception masculine, on en veut ! Si ça vous paraît douteux, si vous en avez entendu parler en soirée et que vous avez ri doucement en songeant à quel point cette idée est curieuse, c’est l’heure de vous raviser. La commercialisation de la pilule pour hommes ne devrait plus tarder. Jalees Rehman, biologiste cellulaire de l’Université de l’Illinois à Chicago faisait le point début août.

La pilule contraceptive féminine – datant de 1956 – ce sont des hormones (de la testostérone modifiée et une hormone féminine naturelle). En les prenant, les femmes ne peuvent plus ovuler. Voilà !  C’est utile, classique, connu. Mais c’est surtout harassant, risqué (en cas d’oubli) et laissé à la charge des femmes.

Crédit image : Shutterstock
Crédit image : Shutterstock

La pilule masculine, c’est pour quand ?

Depuis des lustres, on sait qu’en combinant deux autres hormones (à nouveau la testostérone modifiée, associée à la testostérone naturelle), on peut aussi administrer des pilules aux hommes pour bloquer la fabrication de spermatozoïdes. Et qu’on pourrait donc augmenter les outils à notre disposition pour participer à la décision d’enfanter. Nous n’avons pour l’heure que la vasectomie et le préservatif. Faut-il préciser aux lecteurs de l’Homme simple que la technique de la retirette n’est pas validée ? Non, bon.

Certaines publications portent à croire que la pilule masculine, c’est pour demain ! Mais les scientifiques doivent compter avec des décisions étonnantes, comme celle que rapporte Jalees Rehman. Un test de grande envergure sur une pilule prometteuse a été interrompu en 2011 parce que les hommes cobayes ressentait des signes de dépression. Cette décision interroge puisque les effets secondaires de la pilule féminine n’ont pas rendu les scientifiques ou l’industrie pharmaceutique très scrupuleux au moment de mettre sur le marché ce qui est aujourd’hui une méthode sûre mais inégalitaire de contrôler les naissances dans le couple !

La pilule masculine, c’est l’arrivée d’une redéfinition complète des rôles et des responsabilités liées aux relations sexuelles hommes-femmes. 

La contraception pour hommes plaît à l’Homme simple, par souci d’égalité. Parce qu’à priori, si les hommes peuvent aussi s’occuper de la quantité d’enfants à venir, on ne voit pas bien pourquoi ce serait naturellement aux femmes de s’en charger.

Crédit image : freeimage.net
Crédit image : freeimage.net

Pourquoi on devrait se réjouir de l’arrivée de la pilule masculine ? 

Egalité
Parce qu’on partage les tâches importantes. La conception étant la responsabilité essentielle d’un couple, c’est l’heure que nous y participions.

Vie sexuelle libérée
En nous permettant de gérer notre propre capacité à concevoir un enfant, on débarrasse nos relations intimes de ce déséquilibre. La pilule masculine ne protège pas contre les maladies sexuellement transmissibles et ne se substituera donc pas au préservatif pour les relations occasionnelles. Pour les couples qui sont à un stade de leur relation où ils se passent de la capote, l’arrivée d’une telle pilule est une aubaine pour une vie plus égalitaire.

Effets secondaires de la pilule féminine éliminés
Ces effets secondaire ne concernent pas toutes les femmes. Mais les problèmes de santé générés par ce qu’on appelle la pilule féminine (qui existe aujourd’hui sur plusieurs formes) sont réels et le risque que courent les femmes en s’occupant seules de la contraception ne sont pas négligeables. Ainsi, outre l’immense fardeau de l’exclusivité de la contraception, les femmes courent, avec la pilule contraceptive féminine, des risques nettement plus élevés de problèmes cardio-vasculaires.

Crédit image : Thinkstock
Crédit image : Thinkstock

La pilule masculine, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? 

Aujourd’hui, le développement de ces produits est possible, mais il nécessite encore des essais cliniques. Or l’industrie pharmaceutique traîne les pieds pour les financer. Le problème à résoudre avant de passer à la commercialisation d’un tel produit, c’est la certitude qu’il faut encore acquérir que les effets secondaires ne sont pas problématiques. Souci de chercheurs qui n’a pas beaucoup encombré l’industrie au moment de mettre sur le marché la variante féminine, soit dit en passant !

Petits testicules 

Les recherches sont actuellement dirigées sur une molécule appelée JQ1. Elle semble prometteuse et a déjà inhibé la reproduction de tout un tas de rats. Mais un problème de taille doit être résolu : le seul effet secondaire que JQ1 a démontré, c’est la réduction du volume testiculaire.

Une fois ceci réglé par les chercheurs, on pourra embarquer nos semainiers et nous occuper nous-mêmes de la gestion du stock d’enfants dans le couple. La réduction du volume testiculaire n’est pas problématique en soi (c’est même plutôt un avantage pratique, de pouvoir s’asseoir à tous les coups sans devoir se manipuler la petite grappe pour qu’elle ne coince pas dans la couture du jeans), mais tout porte à croire que la commercialisation d’un médicament dont un effet et la diminution de la grosse paire qu’il convient d’avoir serait vouée à l’échec.

Les femmes feront-elles confiance à leurs compagnons ?

Si l’homme oublie la pilule, c’est encore sa compagne qui porte l’enfant. Les conflits de couple liés à l’étourderie de Monsieur verraient là un point culminant. Il sera donc intéressant, une fois la recherche menée à son terme et la pilule masculine produite, de savoir si les femmes qui ont pris l’habitude d’être les responsables de cet aspect de la vie de couple accepteront d’en transférer la responsabilité.

Sources : Le Figaro du 4 mars 2013 http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/03/04/19961-pilule-masculine-contraceptive-existe-t-elle

Futura-sciences.com http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-contraception-pilule-masculine-presque-portee-main-41084/

Le Monde du 16 août 2012 http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/08/16/vers-une-pilule-contraceptive-masculine_1746855_1650684.html

Aeonmagazine.com http://www.aeonmagazine.com/being-human/why-is-there-still-no-pill-for-men/

Revue scientifique Cell http://www.cell.com/fulltext/S0092-8674%2812%2900929-4

 

Homme cherche homme

Et pourtant, je suis hétéro ! Les hommes aux relations principalement hétérosexuelles et occasionnellement homosexuelles ne se reconnaissent pas tous dans les termes gay ou bisexuel. Ils sont des HSH – des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Qui sont-ils ?

Désir pour d’autres hommes

La nécessité de cibler tous les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes pour la prévention et le traitement des MST mène les scientifiques à les catégoriser en fonction de leur comportement sexuel et non pas en fonction de l’identité qu’ils revendiquent.

Ceux qui se sentent hétérosexuels, vivent leur vie intime avec une femme et assouvissent parfois leur désir pour d’autres hommes sont exclus des comportements sociaux acceptés, connus, publiés. Leur manière de vivre n’est abordée nulle part. Leur sentiment de marginalité est grand, au point de mettre en péril certains ménages parce qu’ils se croient si anormaux qu’ils finissent par s’exclure de leur milieu.

Crédit image : bbc.co.uk
Crédit image : bbc.co.uk

Aujourd’hui les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes tout en se considérant comme hétérosexuels sont appelés gays, par ceux qui pensent que ce terme n’indique que le comportement intime, ou bisexuels. 

Ces identités sociales sont intégrées au mouvement militant LGBT, pour lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transsexuel-le-s. Mais le militantisme de cette communauté pour lutter contre la ségrégation dont elle est victime légalement et socialement est souvent étranger à ces hommes, qui sont isolés lorsqu’il s’agit d’aborder leurs goûts intimes.

HSH – Homme qui a une relation sexuelle avec un autre homme

En anglais, MSM – Men who have sex with men désigne tous les hommes qui ont de relations sexuelles avec d’autres hommes, quelle que soit leur identité sexuelle affichée. Il a été inventé dans les années 90 par les chercheurs qui travaillaient sur les risques liés aux maladies sexuellement transmissibles. Il s’agissait de travailler sur leur comportement sexuel, sans question d’identité.

Le terme français n’est pas encore répandu. Il semble qu’il faut parler de HSH, pour homme qui a une relation sexuelle avec un autre homme. Parmi les HSH figurent les hommes gays et bisexuels. Ajoutons-y les HSH hétérosexuels.

Les HSH hétérosexuels ont des profils divers  Il y a les curieux de la bisexualité qui assouvissent occasionnellement leur désir pour un autre homme ou les jeunes hommes qui découvrent leur sexualité avec un ami.

Crédit image : amigay.com
Crédit image : amigay.com

Il y a également les hommes qui vivent dans des environnements où les relations homosexuelles sont facilitées, abordables, voire où elles sont l’unique option disponible. Comme l’environnement carcéral, les milieux professionnels, culturels ou sportifs exclusivement masculins ou le cadre militaire, par exemples. Si d’aucuns étiquetteraient tous ces hommes comme bisexuels, le fait qu’eux-même ne s’y identifient pas les excluent de facto.

Protégez-vous si vous couchez avec un autre homme ! 

Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes en s’identifiant comme hétérosexuels doivent apprendre qu’ils ne sont pas seuls. Que cette attirance pour les autres hommes n’est pas pathologique, ni inquiétante, ni perverse.

Mais ils doivent être avertis que leur éventuelle légèreté en matière de protection contre les maladies sexuellement transmissibles dans leur vie de couple hétérosexuel est un comportement à haut risque durant leurs liaisons avec d’autres hommes.

Les HSH ont un risque beaucoup plus élevé d’être infecté par le HIV que les hommes qui ont des relations exclusivement hétérosexuelles. Parce que la paroi anale est plus mince que la paroi vaginale et parce qu’elle n’est pas lubrifiée, elle est plus susceptible d’être blessée lors d’un rapport sexuel et facilite la transmission du virus. Le fait que les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes peuvent être versatiles et changer de rôle durant la pénétration augmente également le risque d’infection.

Aux Etats-Unis, 71% des hommes porteurs du virus sont des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes.

Source : Transcriptases sur la conférence internationale sur le SIDA, Washington 2012 sur vih.org http://www.vih.org/transcriptases
Source : Transcriptases sur la conférence internationale sur le SIDA, Washington 2012 sur vih.org http://www.vih.org/transcriptases

Question d’identité

Diffuser le terme HSH, pour hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, comme le terme MSM en anglais peut poser problème à une communauté LGBT organisée et militante. Mais il y a une population d’hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes et qui ne se sent pas membre de cette communauté. Il faut commencer à leur parler !

Outre le risque élevé d’infection par une maladie sexuellement transmissible, le risque de comportement dangereux, de dépression, voire de suicide chez les hommes attirés par d’autres hommes, mais qui s’identifient comme hétérosexuels est grand. La publication du terme HSH et la prévention ciblée sur ces personnes est indispensable. En France, mais surtout dans toutes les régions du monde en voie de développement, une immense catégorie d’homme attend de s’identifier à un nouveau groupe

Source : Transcriptases sur la conférence internationale sur le SIDA, Washington 2012 sur vih.org http://www.vih.org/transcriptases
Source : Transcriptases sur la conférence internationale sur le SIDA, Washington 2012 sur vih.org http://www.vih.org/transcriptases

 

Prolonger la lecture

Pour en savoir davantage sur ce sujet et – pourquoi pas – en débattre ci-dessous dans les commentaires, L’homme simple propose la lecture des ouvrages suivants :

Ouvrage léger et instructif pour hommes simples : Osez… la bisexualité

Construction et déconstruction de l’hétérosexualité :  Hétéros : Discours, lieux, pratiques

Autour du sexe, du couple et de la liberté, témoignages : Libertin(e) aujourd’hui : Mélangistes, échangistes, bisexuels, qui sont-ils ?

Ce que dit la science des relations sexuelles en France aujourd’hui : Sociologie des comportements sexuels

Qu’est-ce que la vie de couple, les frustrations, les libertés ? Sociologie du couple

Décollage du blog et programme de vol

Le blog L’homme simple prend tranquillement son envol. Nos deux articles publiés ce week-end sur le site Rue89 nous apportent des visiteurs à qui nous souhaitons la bienvenue sur notre nouveau blog pour hommes.

Dans les semaines à venir, nous publierons une série d’articles sur les bonnes manières des hommes d’aujourd’hui. Mme de Rotschild mise au goût du jour. Débarassée des incongruités de l’étiquette et amplifiée des politesses nouvelles, liées aux nouvelles technologies, à l’égalité des sexes et aux nouvelles moeurs.

Gregory Jaquet - animateur du blog L'homme simple
Gregory Jaquet – animateur du blog L’homme simple

Pas à pas, L’homme simple veut servir de plateforme de discussion dans le domaine de la masculinité. Nous voulons parler des hommes vrais. Et aussi des hommes qui veulent se recycler. Quitter les sirènes du machisme en quête d’un nouveau modèle.

Mais L’homme simple reste un blog mâle, destiné aux hommes d’aujourd’hui, quel que soit l’état de leur masculinité ! Ce ne sera pas exemplaire, pas dogmatique, pas idéaliste. Il sera aussi question de futilités. Nous recommanderons des livres, des films, qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des modèles d’égalité.

Nous souhaitons à nos nouveaux abonnés des lectures agréables. Nous proposons aux autres de suivre le blog par mail. Il recevront un à quatre articles par semaine. En commençant par les publications sur l’étiquette, à venir cette semaine.

Cordialement.

L’homme simple.

Le meilleur parfum pour homme

Comment appliquer le meilleur parfum pour homme

L’homme simple applique du parfum avec parcimonie et bon sens. Croire les magazines masculins et la publicité vous incite à tenter d’être un mélange de David Beckham et de Michou. Ce n’est souvent pas très réussi et mène les plus perfectionnistes d’entre nous à des mélanges musc-patchoulis inopportuns qui inondent des cachemires qui ne méritaient pas ça.

Crédit image : bonnegueule.fr
Crédit image : bonnegueule.fr

Pour être simple, beau et bon – ce que ce blog propose à ses lecteurs – l’homme simple choisira des parfums discrets et en usera avec humilité !

Deux coups de spray, sur la peau

Pas plus. Et pas ailleurs. Fuyez les vantards qui vous conseillent d’en oindre vos cheveux, vos aisselles ou – pire – vos parties génitales. Le parfum s’applique sur la peau du torse, en sortant de la douche, en deux coups de spray.

L’erreur classique du mâle frénétique est d’augmenter la dose en cas d’intention charmeuse. Que ce soit pour votre patron, votre belle-mère ou la femme qui vous fait soupirer, il en va du parfum comme des roulements d’épaules : doucement les gaz !!

Votre principal atout est d’être propre et frais. A moins d’un régime alimentaire contrarié ou d’hygiène douteuse, vous sentez délicieusement bon l’humain sans artifices. Le parfum est une accroche, pas une tapisserie qui cache les trous !

Crédit image : tumblr.com
Crédit image : tumblr.com

Vous ne sentirez jamais le bois touffu et les épices moirées avec une note de citron !

Etre ou paraître. L’éternel dilemme vaut pour le parfum. Mais ce conseil vous aidera peut-être à choisir votre fragrance : choisissez un parfum qui sent ce que vous êtes. Et évitez les parfums qui sentent celui que vous aimeriez être. Regardez-vous, demandez-vous ce que vous pensez dégager et sentez les parfums dans un rayon spécialisé.

Les images de James Bond, James Dean et tous ces mecs qui s’appellent James dans les publicités ne vous facilitent certes pas la tâche. Mais vous trouverez bien en vous quelque chose d’agréable, de fin, que vous pensez que vos semblables apprécient. C’est cette touche que vous chercherez en comparant les parfums.

Crédit image : tumblr.com
Crédit image : tumblr.com

Dans le doute, votez le classique !

Vous trouverez donc le parfum qui vous va en suivant le conseil ci-dessus. Si cela vous est vraiment impossible, choisissez un grand classique et usez en avec la parcimonie recommandée. Comme avec un costume noir bien taillé et une chemise blanche impeccable, vous serez à l’abri de l’erreur.

Le choix de l’homme simple va naturellement vers l’Eau Sauvage de Dior. Cette eau de toilette ne vous fera pas remarquer, mais les fins nez vous reconnaîtront élégance et bon goût. C’est pas mal pour un début.

Crédit image : Dior
Crédit image : Dior

 

Comment ne pas tuer ses enfants en cas de divorce

La question de la masculinité en crise et le phénomène criminel des pères annihilateurs de famille. Comment divorcer sans perdre le contrôle ?

Note de publication : Cet article a été publié sur le site d’informations Rue89 / Le Nouvel Observateur, le 26 août 2013. Clic ici pour le consulter et participer au débat.

Le Guardian rapporte une étude de l’université de Birmingham, la première sur ce phénomène en expansion. Le professeur David Wilson et son équipe de criminologues ont étudié les dossiers de 59 hommes qui ont assassiné leurs enfants – et parfois leur épouse – entre 1980 et 2012, en Grande-Bretagne.

Ils ont cherché des points communs, des moyennes, qui permettent de comprendre ce qui a poussé ces criminels à commettre le geste final. A faire disparaître leur famille.

Masculinité en crise

Cette étude jette un regard intéressant sur un phénomène criminel qui n’avait pas été analysé jusqu’à aujourd’hui. Elle met en exergue la question de la masculinité en crise. 

Dans tous les cas analysés, la masculinité et la perception de pouvoir sont liées aux mobiles. Le rôle familial du père est central à l’idée que les meurtriers avaient de la masculinité. Par le meurtre de leurs enfants, ils accomplissent leur dernier acte d’homme puissant. (Source : Howard Journal of Criminal Justice  14 août 2013)

Crédit image : thepcinquirerer.com
Crédit image : thepcinquirerer.com

La masculinité en crise est l’idée que les hommes ne se sont pas adaptés aux changements de société. Que leur identité de mâle n’a pas été révisée. En d’autres termes : les femmes, le couple, la famille, le monde ont changé. Et l’homme est resté le mâle alpha qu’il se croit contraint d’être.

Sans en déduire que les hommes qui ont commis ces atrocités peuvent être excusés par cette tendance, on peut suggérer que la révision de la position dominante de l’homme dans la famille est souhaitable. C’est tout le mal qu’on se souhaite !

Les dimanches du mois d’août

Selon l’université de Birmingham, les criminels qui ont abattu, égorgé, gazé ou noyé leurs enfants et leurs épouses, durant ces trente dernières années :

  1. avaient 38 ans en moyenne
  2. avaient un emploi
  3. n’avaient aucun antécédent judiciaire
  4. sont passés à l’acte surtout durant des dimanches du mois d’août !

L’équipe de criminologues qui a étudié tous ces cas pour en révéler les traits communs a déterminé que le terme de « masculinité en crise » pouvait être utiliser pour la plupart des auteurs des infanticides. Le Professeur qui a dirigé l’équipe d’étude a déclaré que certains hommes sont incapables de s’adapter à la notion de famille qui est en développement, alors que les femmes y jouent un rôle plus dynamique que par le passé.

Dans 66% des cas, le mobile qui a poussé un homme a assassiner sa famille est la rupture familiale, souvent liée aux problèmes d’accès aux enfants. Et les quatre profils-types de ces criminels révèlent une crise liée à la perte de pouvoir du père, à la vision de l’homme-pourvoyeur idéal qu’ils perdent lors d’une rupture.

Crédit image : grilsjustwannahaveguns.com
Crédit image : grilsjustwannahaveguns.com

Cette étude rejoint de nombreux propos sur le même thème. La question du contrôle que l’homme veut conserver est au coeur de cette question masculine. Demeurer le patron lorsque l’unité familiale part à vau l’eau est impossible. Nombre d’hommes ne supportent pas cet affront.

Ce n’est pas une excuse

Le blog féministe Glosswitch rappelle que cette masculinité en crise n’est qu’une partie de l’explication. Que ce ne saurait être une excuse et que derrière cette crise des hommes, il y a les mutations des femmes, le rôle ingrat qu’elles continuent de supporter dans la famille traditionnelle, malgré des décennies de lutte.

Réviser le rôle de l’homme

Donner aux hommes les outils pour entrer en mutation et comprendre les nouveaux enjeux, se débarrasser de l’héritage patriarcal. C’est le propos de nombre d’institutions qui essaient aujourd’hui, grâce à l’assistance émotionnelle et aux campagnes de sensibilisation, de s’adresser directement à eux.

Soumission, virilité, domination, les images qui inspirent

Un homme viril

Nous aimons le travail du photographe Nir Arieli, rapportée par le Huffington Post étasunien. Avec cette série de portraits d’hommes dans des poses associées aux femmes dans notre culture commune, il dérange et provoque la réflexion. Qu’est-ce qu’un homme viril ?

Son travail illustre à merveille l’idée d’une identité masculine encombrée. Encombrée par la culture d’une masculinité hégémonique qui nous impose des atours chevaleresques, des positions dominantes.  Continuer la lecture de Soumission, virilité, domination, les images qui inspirent

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