Le point G

Le point G expliqué aux hommes en 9 points

 Le point G, où est-il ? Que fait-il ?

 

L’éducation sexuelle des hommes n’existe pas. L’exaltation de la compétition entre hommes implique que nous ne pouvons pas aborder nos doutes et nos questions entre nous. Sans avoir jamais reçu d’aide, nous nous contraignons à l’excellence ou au complexe. L’homme simple ouvre cette indispensable conversation dans ses pages consacrées à la sexualité masculine.  

Le point G. Où est-il, que fait-il ?

Les magazines masculins et féminins, guettant le sensationnel bandant se gaussent sans cesse de guides pour amener les femmes au grand panard. Avec autant de talent qu’une otarie, souvent, il faut le dire.




A force de conseiller aux hommes d’entrer deux doigts dans le vagin de leur partenaire, de les recourber vers le haut et de stimuler la paroi du bout des doigts en attendant l’ébullition, les magazines masculins frustrent tous les apprentis : ça marche pas, putain, ça marche pas !!

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Pour les femmes, les articles sur le point G et l’orgasme nécessaire sont crispants à plus d’un titre. Ils le sont aussi pour nous, pauvres incapables contraints de lire des méthodes surexcitantes qu’on est pas foutus d’appliquer une fois allongés.

L’exhortation à la jouissance des femmes n’est pas agréable pour nos partenaires !

Parler à tort et à travers des manières de les faire jouir ne les libère en rien et accroit même la pression sur leurs performances sexuelles nécessaires, souhaitées, obligatoires.

Fuyons donc l’art dominant de l’incitation à la servilité sexuelle et examinons avec les yeux d’homme simple la question du point G, voulez-vous ?

Le point G en 9 points ?

1. Découverte. Selon la spécialiste Ovidie, actrice de cinéma pornographique versée dans l’édification des masses:  Le point G se trouve sur la paroi supérieure du vagin lorsque la femme est couchée sur le dos, deux phalanges après les petites lèvres. Dans une zone qui a une texture distincte du reste du vagin. Un peu rugueuse et bosselée. En appuyant dessus avec un ou deux doigts, cela provoque une sensation désagréable, voire une envie de faire pipi. C’est là. Mais il faudra attendre que la tension sexuelle soit montée considérablement avant de pouvoir y toucher pour faire du bien.

2. Pourquoi G ? Parce qu’un docteur allemand du nom de Grafenberg a décrit en premier cette zone sensible de l’intérieur du vagin. C’était en 1950.

Depuis lors, les toubibs et spécialistes démontrent de temps en temps qu’il existe. Et de temps en temps qu’il n’existe pas. Il n’est donc encore qu’hypothétique. Il faut prendre le point G avec des pincettes (c’est un façon de dire, hein !).

Le point g

3. L’histoire en deux mots. Jusqu’aux années 60, grosso modo, la sexualité féminine est destinée au partenaire mâle. A son plaisir et à sa reproduction. Autant dire qu’il est surtout question de pénétration et que les études sur la sexualité féminine ne sont pas légions dans un monde de recherche médicale dominé par les hommes.

A la fin des années 60, because le féminisme, on commence à parler de la sexualité féminine hors des seuls coïts. Clitoris par ci, masturbation féminine par là.

La stimulation du clitoris, le cunnilingus et la masturbation sont une libération sexuelle, la fin de l’asservissement au pénis.

A ce moment de l’histoire, le Point G de l’ami Grafenberg est annoncé comme étant une escroquerie développée par les hommes pour maintenir le sexe reproducteur et androcentré (focalisé sur le sexe masculin). Grâce au point G, on retourne à la pénétration, on se concentre sur l’homme et on arrête d’emmerder le monde avec son clitoris.

En 1980, des sexologues toujours américains (à se demander pourquoi les américaines baisent si mal, mais c’est une autre histoire, basée sur mon expérience personnelle peut représentative des 150 millions d’étasuniennes potentiellement actives) ressortent Grafenberg et ajoutent l’éjaculation féminine, comme conséquence de la stimulation du point G, le zénith de l’orgasme.

Aujourd’hui, les féministes – que nous soutenons – veulent qu’on lâche la grappe aux femmes avec des injonctions de jouir de telle ou telle manière et d’autres continuent à vendre des recettes pour provoquer des orgasmes qui font cligner des yeux à nos partenaires (qui se laissent faire, évidemment, en bons objets sexuels sots et léthargiques) !

-> Lire aussi : Comment ils m’ont appris à baiser comme un cow-boy

Le plaisir féminin et l’homosexualité, Jésus a dit que c’est pas bien.

Si la lutte pour une sexualité féminine non-reproductrice est un combat social ardu et essentiel, il faut admettre que menée vent debout, elle a des conséquences collatérales. Comme par exemple, le fait d’éluder l’existence du plaisir vaginal.

Le point G

4. Recherche médicale. La recherche est maigre ou inexistante. Sans sombrer dans les théories complottistes, on peut quand même expliquer sans prendre de risques que la recherche est centrée sur les hommes, en sexologie aussi. Et que l’existence de cas de femmes qui éjaculent n’a pas suffit à faire dire au corps médical que cette possibilité existait. On regarde ailleurs.

Le Point G a été disséqué, parfois, par certains toubibs, sur des cadavres (c’est gai), annoncé comme existant, certain, démontré. Puis son existence a été remis en cause par d’autres spécialistes. Aujourd’hui encore, on ne sait pas si ça existe vraiment.

5. Stimulation. On gardera de ces contorsions l’idée que le point G existe puisqu’il est certifié par nombre de femmes qui vantent la qualité de leurs orgasmes par lui provoqué. Mais qu’il n’est qu’une zone érogène parmi d’autres qu’on ferait bien de ne pas se mettre à masser comme un pot de confiture congelée qu’on voudrait réchauffer sous peine de prendre une claque, au mieux.

Pour le plaisir des femmes, comme pour celui des hommes, un rapport sexuel est avant tout une histoire, une progression, des faveurs et que le plaisir ne se commande pas.

-> Lire aussi : Comment bien faire l’amour à une femme. 

Le point G. Ce qu’en disent les femmes qui sentent un plaisir qu’elles lui attribuent.

6. C’est où ? A l’intérieur du vagin, sur la paroi supérieure.

7. Orgasme plus puissant. La zone sensible qu’est le point G, stimulée correctement, mène les femmes a des orgasmes différents de ceux provoqués par le plaisir clitoridien.

Le point G

8. Excitation. Elle est indispensable. Stimuler cette zone sans avoir fait monter le désir et l’excitation lui donnera l’envie d’uriner. Très désagréable. Pas du tout souhaitable. L’amour est une montée en harmonie, bande de branques (voir Comment bien faire l’amour à une femme) !

9. Le point de l’amour. La relation sexuelle vaginale est intime. Plus intime que la stimulation du clitoris. Elle renvoie à l’idée de possession. Et de fusion complète entre deux êtres. Etre pénétrée n’est pas une mince affaire, la profondeur est physique autant qu’émotionnelle.

L’être amoureusement, en tirer de l’excitation et du plaisir et un comble. Mais beaucoup de femmes ne connaissent que rarement cette jouissance et n’expérimentent que des pénétrations ennuyeuses, au service de leurs partenaires. En développant des relation saines et respectueuses, les hommes utiliseront les informations de cet article pour enrichir et décomplexer leur vie sexuelle.

L’homme simple milite pour une sexualité saine dans laquelle les partenaires se respectent et vivent ensemble des rapports intimes sans violence. 

Le point G

Crédits photos : Flickr/Stf.O – Flickr/Epi.Longo

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