4448567924_a559d0c5fa_o

Coucher les enfants à heures irrégulières les rend bêtes

4448567924_a559d0c5fa_o

La revue Pediatrics publie aujourd’hui une étude sur les heures de coucher des enfants. Et les effets de l’irrégularité sur leurs comportements futurs. 

Ca fait partie de notre façon d’être pères.

On passe notre temps à penser que ces normes sévères sur lesquelles les mamans, nos compagnes, sont arc-boutées sont toutes exagérées. Créées par Dieu sait quel pédiatre intégriste ou quelle grand-mère aussi souple qu’une dalle en ciment.

Au sujet de l’heure du coucher, c’est pareil. Quand qu’elle nous demande de respecter le calme avant l’heure de dormir des enfants.

Quand elle nous dit qu’il faut les coucher à la même heure chaque jour, on ergote. On la regarde avec cette insupportable air condescendant de l’homme qui sait. On ne vainc pas le machisme en un jour, n’est-ce pas ?

Or, la revue Pediatrics publie une enquête qui démontre que les enfants qu’on ne contraint pas à une heure d’endormissement régulière risquent un tas d’horreur qu’on ne leur souhaite pas. Mauvais comportements, mauvais résultats aux tests d’intelligence, bref des ânes.

Ca perturbe leurs esprits et leurs horloges biologiques. Sans plonger dans la science et dans les détails de l’enquête, on comprend bien l’analogie utilisée par une des auteurs de l’étude : « les heures variées de mise au lit des enfants leur provoque le même effet qu’un décalage horaire dû à un long voyage ».

Des problèmes de comportement à l’école et en famille sont mis en évidence pour les enfants qui participaient à l’étude et dont les horaires d’endormissement n’avaient pas été réguliers.

Yvonne Kelly, auteur de l’étude, explique que les parents devraient respecter quelques consignes et faire du sommeil de leurs enfants une priorité. Renoncer à l’utilisation des écrans avant l’heure du coucher et créer une routine affectueuse menant au moment de la mise au lit sont les deux recommandations essentielles.

La paternité est une aventure sublime. Pour rester mesuré dans la réinvention de l’art d’être père, il faut parfois se faire rappeler quelques essentiels ! Au moment du coucher, le père a une formidable occasion d’être complice avec son-ses enfant-s : en jouant le parent pour qui le coucher à heure fixe n’est pas vital, il s’assure l’amitié inconditionnelle de son fils ou de sa fille. Aux dépends d’une mère qui ne sait trop comment rappeler au reste de la famille que cette règle est importante.

Lisons cette étude et apprenons à renoncer à faire de nos enfants nos potes en fin de journée, pour privilégier leur bien-être. Profitons en pour nous approcher du rôle de père intégral, impliqué dans la gestion de la santé et de la vie intime de nos mômes.

Cet article vous interpelle ? Laissez-nous un commentaire ici !