Ce que les hommes doivent savoir sur le cancer de la prostate

En fonction des statistiques, un homme sur 6 à 10 est atteint. Ce qu’il faut savoir sur le cancer de la prostate.

Le cancer, c’est le fait qu’au lieu de se réguler et de mourir, les cellules cancéreuses vivent dans le corps. Qu’elles forment des masses de cellules qu’on appelle tumeurs.

Le cancer de la prostate grandit souvent très lentement. Et il faut plusieurs années avant qu’il soit assez grand pour être détecté. Beaucoup de temps encore pour qu’il se répande hors de la prostate.

Un homme sur neuf environ est affecté par le cancer de la prostate. La plupart des maladies sont détectées après 50 ans.

Pour examiner le développement d’un cancer de la prostate, les médecins examinent trois données principales : le score de Gleason, le niveau de PSA et le niveau de développement du cancer.

Différents traitements peuvent être proposés au patient, en fonction de l’état de développement de la maladie. Ces traitements incluent souvent la chirurgie et la thérapie par radiation.

Le score de Gleason est une méthode sûre pour déterminer l’agressivité du cancer de la prostate. En comparant les cellules du patient avec les données standard, le spécialiste obtient un score de 2 à 10. Le chiffre le plus faible désigne une prostate dans l’état normal. Le score de 10 indique un cancer extrêmement agressif. La majorité des hommes atteints ont un score de Gleason situé entre 6 et 7 au moment du diagnostic.

Le PSA est une protéine produite par les cellules de la prostate. L’examen du taux de PSA seul est peu fiable et les diagnostics ne reposent jamais uniquement sur ce chiffre. Mais il est utilisé pour étudier les tumeurs après qu’elles ont été prélevées par biopsie et étudiées au microscope. Il permet notamment de prendre des décisions pour le traitement. Le niveau de PSA est utilisé ainsi :

  • inférieur à 10, risque bas;
  • entre 10 et 20, risque intermédiaire;
  • supérieur à 20, risque élevé.

L’état de développement du cancer est déterminé par sa taille et par l’étendue de sa transmission. Les étapes sont exprimées par les scores T, N et M.

Le score T varie de 1 à 4 en fonction de sa localisation. Il peut être petit et uniquement détectable grâce au PSA (niveau 1) ou envahir d’autres organes (niveau 4)

Le score N est établi à 0 ou 1 en fonction de sa transmission ou non aux noeuds lymphatiques (système immunitaire).

Le score M est également établi à 0 ou 1 en fonction de la transmission du cancer hors de la prostate, au foie ou aux os par exemple.

Si elles ne sont pas traitées, les cellules cancéreuses se développent hors de la prostate. Ce processus est appelé la métastase. Durant la métastase, les cellules voyagent à travers le système lymphatique et/ou le flux sanguin vers d’autres parties du corps. Elles forment alors des tumeurs secondaires.

On ne guérit pas vraiment du cancer. Ni de celui-ci. Ni des autres. La guérison indique que le patient est momentanément libéré de la maladie. Plus le cancer est traité tôt, plus les probabilités que le patient soit complètement libéré par la maladie sont élevées.

La plupart des cancers de la prostate sont détectés alors qu’il sont encore au stade de développement localalors que les chances de se libérer de la maladie sont encore de près de 100%.

La recherche scientifique veut savoir actuellement si un homme atteint d’un cancer de la prostate avec des mesures indiquant un risque minimum devrait plutôt être soumis à une thérapie immédiate et agressive (avec les effets secondaires induits) ou maintenu tranquillement en observation pour optimiser les chances de libération.

On cherche aussi à élaborer un test sanguin qui permettrait de distinguer les cancers dangereux et les tumeurs locales qui ne grandissent pas.

Le diagnostic pourrit la vie des patients pour longtemps. Peut-être pour toujours. Les hommes à qui on découvre un cancer de la prostate, quel qu’en soit le niveau de développement et de dangerosité font face à des choix de traitements qui affecteront leur vie entière et la vie des membres de leurs familles. .

La seule prévention possible est une hygiène de vie saine comprenant de l’exercice régulier et une alimentation équilibrée. De bonnes habitudes réduisent les risques d’être atteint d’un cancer de la prostate. Mais ce risque ne fait que baisser, il ne devient pas nul.

Les symptômes ne sont pas bien établis et les cancers de la prostate sont souvent détectés par un médecin lors de l’examen de routine. Néanmoins, de nombreux hommes atteints ont connu les symptômes d’altération des fonction urinaires et sexuelles suivants :

Besoin fréquent d’uriner. Surtout durant la nuit. Difficultés pour commencer à uriner. Flot d’urine faible ou interrompu. Douleur en urinant. Difficulté à obtenir une érection. Ejaculation douloureuse. Présence de sang dans l’urine ou le sperme. Douleurs dans les hanches, le bas du dos ou le haut des cuisses.

Les hommes qui rencontrent ces symptômes devraient consulter leur médecin pour un dépistage. Les autres s’en tiendront à ces informations et penseront à consulter leur médecin une fois l’an à partir de l’âge de 40 ans pour faire mesurer leurs niveaux!

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