Archives de catégorie : Sexe et relations

Vie de couple, Sexualité masculine, Homme en couple, Problèmes de couple, Séparation, Rupture, Communication de couple.

Couples, le silence est une violence

En tournant le dos, en nous bouchant les oreilles, nous sacrifions nos amours .

– Il ne dit pas ce qu’il pense
– Elle refuse d’en parler
– Nous n’en parlons plus

 

C’est si courant. Dans les relations qui flanchent, les silences sont cruels. Souvent davantage que les mots.
Et ces silences dévastent les relations de couple, les amitiés et les liens familiaux.
 
Dans toutes ces histoires de rupture, les débuts sont différents, les histoires sont particulières, individuelles. Mais elles terminent toutes un peu de la même manière : désaccord établi ou non établi, puis déconnexion, fatale.

 

Quand l’un des partenaires comprend le désaccord, sur les mots, les croyances ou les comportements de l’autre, il ne crie plus, n’argumente plus, ne confronte pas. Il disparaît.
Pas une grande sortie, avec des grandes déclarations, non.
Il se glisse discrètement hors de la relation et débranche.

 

Que ceux qui versent dans le silence le réalisent ou non, c’est un attaque vicieuse. Parce qu’elle contraint une seule personne à faire le travail qui devrait être fait à deux.

 

Celui qui reste, sans savoir ce que l’autre à au coeur, sans informations, il doit porter le fardeau seul de trouver une issue pour réparer, reconstruire la relation ou l’enterrer et porter le deuil.

 

Cette absence tue.
C’est une violence infligée à distance.

 

Le silence vous laisse seul avec un espace énorme, dévastant, démoralisant. Et vous contraint à le remplir.
Vous êtes forcé à écrire le dialogue qui n’existe plus.
Comme un expert forensique qui tente de reconstruire une histoire complexe et dramatique en utilisant des restes d’os et des taches de sang.
C’est un crime par omission.

 

Chaque jour, des gens s’ouvrent avec douleur à d’autres pour chercher du secours, parce que quelqu’un de proche d’eux à arrêté de parler et d’écouter.

 

J’ai souvent choisi cette omission. Disparu. Renoncé à dire à quelqu’un ce qui m’ennuyait. Ma partenaire, mes amis, ma famille.
J’ai exercé cette violence sauvage qui consiste à disparaître pour l’autre.

 

C’était pour fuir, pour éviter un conflit en public.
C’était aussi une manoeuvre passive-agressive pour donner une leçon. Mauvaise idée. Le résultat a toujours été le même: cela a aggravé quelque chose qui était important pour moi et pour ce partenaire. Et cela l’a contraint à gérer seul ce problème.

 

Ils entendaient ce silence.
Ils entendaient cette absence.
Ils entendaient cette soustraction.

 

Le silence ajoute quelque chose de pire qu’une insulte à une blessure, il ajoute l’invisibilité. Il supprime la présence. La raison d’être d’une relation.

 

Il pénètre avec son cortège terrifiant : le doute, la culpabilité, la chute dans la confiance en soi et les problèmes non-résolus.

 

Invitons-nous, ceux qui affament quelqu’un avec le silence en ce moment, à parler de nouveau.

 

Les relations de qualité valent la peine de batailler. Elles valent les échanges difficiles et les conversations curieuses, elle valent d’essayer un sauvetage.
L’amour aide à chercher les mots qui vont au coeur.

 

Le silence peut être la conclusion, mais il devrait être une issue choisie à deux, comme une reddition mutuelle dans une lutte qui n ‘aurait plus d’autre solution.

 

J’ai souffert aussi de silences imposés à des relations, de dialogues qui sont devenus des monologues.
A ceux qui sont devenus silencieux dans nos vies : nous l’entendons. Nous préférerions vous entendre.

 

Messieurs, pour la séduire appelez-la !

Les gars, si vous voulez vraiment impressionner une femme qui vous intéresse, prenez votre téléphone… et appelez-la.

Rock, fiction, élégance… et coups de téléphones. Est-ce que tout cela est déjà mort ?

Et bien, merde à la mort. Parce que tu as un numéro ! Cette combinaison numérique magique que tu possèdes appartient à une femme qui t’attire. C’était dans une fête, un bar, sur internet, dans un marché bio, un club de lecture, un café, un mariage, un enterrement, peu importe. Ce qui importe, c’est que tu as son numéro. L’accès à sa poche !
Que vas-tu faire maintenant ? L’appeler ?

Mais bon Dieu non ! Pourquoi l’appellerais-tu ? Pourquoi ne lui enverrais-tu pas simplement un message ? C’est tellement plus SIMPLE !

Tu sais parfaitement comment envoyer un message plein d’une romance irrésistible, de points de suspensions suggestifs, de simulacre d’intérêt passionné et d’humilité. Par exemple : « J’espère que tu vas bien.. » Deux points de suspension. Pas trois. Trois, c’est genre je m’en fous. Non. Deux points de suspension, c’est ton accroche à toi, ton message du bout des lèvres, ton côté James Dean. La version écrite du coup d’oeil à ses reins ou de la main glissée sur sa nuque.

Pourquoi donc appellerais-tu alors que tu sais faire tout ça ?

Tu apparais comme un homme au milieu des garçons

Tous les types, mecs, gars, chouettes gars, zigues, tanches, branques, rock stars, étalons, futurs maris, maris volages commencent leur relation avec une femme par un SMS.

Donc, si tu agis de la même manière que tous les hommes que cette femme attirante à rencontré, pourquoi lui importerais-tu ?

Comment pourrait-elle t’identifier comme ayant une valeur ajoutée si tu te fonds dans le moule général de tous les adultes qu’elle a rencontré ?

Si tu l’appelles alors là..

Si tu l’appelles alors là, tu seras différent dès l’instant où elle verra ton appel entrer sur son appareil. Une explosion en une seconde ou deux dans son esprit. Le temps de comprendre qu’un homme, un vrai, est en train de l’appeler.

Bon sang, quel courage !

Appeler, c’est chaud. Appeler, c’est de l’audace. Du beau boulot. Aujourd’hui, alors que tout le monde s’écrit des messages courts, les femmes – au moins les femmes assez matures, pas celles qui diront Bêêêê, pourquoi est-ce qu’il m’appelle ? i – apprécieront cette audace, cette belle ouvrage.

Mais il ne faut pas agir comme si tu t’étais jeté du haut du Grand Canyon, bien sûr. Même si c’est la première fois que tu l’appelles. Même si c’est la première fois que tu appelles une femme de ta vie, pense que c’est simplement ta manière de faire. Ce que tu fais d’habitude. La procédure standard, Madame ! Parce que si tu le joues profil bas, l’audace apparaît encore plus chevaleresque.

Le gentleman appelle

Avec un seul acte courageux, tu lui montres que deux choses ont ressuscité : l’appel téléphonique et l’élégance.

Envoyer un message, c’est comme le rêve absurde d’un gain à la loterie. Appeler, ça pose un homme qui sait ce qu’il fait, ce qu’il veut et qui bosse pour l’obtenir, tranquillement.

C’est l’essence du gentilhomme. Tu ne veux pas de cadeau, de privilège. Tu veux gagner ce qui as de la valeur. Tu y travailles. Et tu veux jouir des fruits de ce travail.

Il n’y a aucun doute, mon ami, cette femme remarquera tes efforts élégants et courageux.

Existe-t-elle vraiment ?

Veut-elle d’un rendez-vous avec un homme ? Est-elle prête, désireuse, capable, de me rencontrer ?

Et si tu n’étais pas le seul intéressé par elle ? Si il y avait 116 autres hommes en train d’essayer de la séduire ? Si demain, elle quittait le pays ?

Dans un moment de courage stupéfiant, j’ai obtenu un jour le numéro d’une femme qui me plaisait énormément, dans un bar. Quelques jours plus tard, je l’ai appelée et l’ai entendue me dire : « Désolé, je déménage en Corée ce week-end ». Malgré le ridicule de la situation, j’étais satisfait d’avoir appelé. Que serait-il arrivé si je lui avais écrit ? Et bien, j’imagine que le nouveau propriétaire de son numéro de mobile aurait vécu difficilement mon harcèlement numérique !

Bien sûr, elle t’as donné son numéro. C’est un bon signe. Qui signifie probablement qu’elle est attirée par toi. Mais parfois non. Parfois, elle te donne son numéro parce qu’elle voulait te faire plaisir. Ou se débarrasser de toi. Peut-être qu’elle aimerait bien, mais que sa situation est compliquée. Peut-être qu’elle est un homme et que ça t’intéresse moins.

Alors, au lieu de passer des heures, des jours ou des semaines à écrire des messages, prends dix minutes pour l’appeler et en savoir plus sur elle. Tu seras surpris de découvrir ce que tu peux apprendre sur une personne grâce à ses habitudes au téléphone.

Est-ce qu’elle prend l’appel ? Si tu laisse un message, te rappelle-t-elle dans les jours qui suivent ? A-t-elle l’air heureuse de t’entendre ? Est-elle timide, distraite ou absente ? Ou est-ce qu’elle engage la conversation ? T’accorde-t-elle le bénéfice du doute ?

Existes-tu vraiment ?

Quand tu appelles une femme, il n’y a pas moyen de feindre. La conversation est en direct. Pas moyen de se cacher derrière un écran. Pas de réponses vagues. Un coup de téléphone est si réel qu’un silence de plus de quelques secondes peut devenir tout à fait insupportablement bizarre.

C’est pour cela que tu dois l’appeler. Tu cherches une conversation réelle, avec un autre humain. D’une certaine manière, tu te testes. Tu sauras si tu souhaites vraiment passer du temps avec quelqu’un ou si tu veux plutôt rester seul. Si tu n’es pas en train de faire un effort auquel tu ne consacres que la moitié de ton envie.

Parce que si tu n’appelles pas, tu n’es pas vraiment engagé.

C’est très remballer un homme au téléphone !

Voici à quel point c’est facile pour les femmes de rejeter les hommes par message :

….

Les trois points de suspension ci-dessus ne représentent rien, le vide. Et oui, pour rejeter un homme par SMS, les femmes utilisent: rien !

Je parie que vous connaissez très bien ce scénario :

Il écrit : Salut ! Tu veux sortir un de ces soirs ?

Elle écrit : (pas de réponse)

Il : On mange ensemble ce week-end ?

Elle : (pas de réponse)

Il : Comment ça va ?

Elle : (pas de réponse)

Il : Tu reçois mes messages ?

Elle : (pas de réponse)

Mais si tu engages la conversation avec un femme au téléphone, elle te rencontreras en tête à tête presque à coup sûr. Il faut simplement demander.

T’ai-je convaincu d’entrer en relation en l’appelant ? Partage ici, dans les commentaires tes pensées, questions ou idées. Désolé, je ne prends pas d’appels !

Adaptation par L’homme simple, d’un texte du blog amusant et sensé justcallher.com sur la séduction.

Photo arileu Flickr

Le point G expliqué aux hommes en 9 points

 Le point G, où est-il ? Que fait-il ?

 

L’éducation sexuelle des hommes n’existe pas. L’exaltation de la compétition entre hommes implique que nous ne pouvons pas aborder nos doutes et nos questions entre nous. Sans avoir jamais reçu d’aide, nous nous contraignons à l’excellence ou au complexe. L’homme simple ouvre cette indispensable conversation dans ses pages consacrées à la sexualité masculine.  

Le point G. Où est-il, que fait-il ?

Les magazines masculins et féminins, guettant le sensationnel bandant se gaussent sans cesse de guides pour amener les femmes au grand panard. Avec autant de talent qu’une otarie, souvent, il faut le dire.




A force de conseiller aux hommes d’entrer deux doigts dans le vagin de leur partenaire, de les recourber vers le haut et de stimuler la paroi du bout des doigts en attendant l’ébullition, les magazines masculins frustrent tous les apprentis : ça marche pas, putain, ça marche pas !!

***

Pour les femmes, les articles sur le point G et l’orgasme nécessaire sont crispants à plus d’un titre. Ils le sont aussi pour nous, pauvres incapables contraints de lire des méthodes surexcitantes qu’on est pas foutus d’appliquer une fois allongés.

L’exhortation à la jouissance des femmes n’est pas agréable pour nos partenaires !

Parler à tort et à travers des manières de les faire jouir ne les libère en rien et accroit même la pression sur leurs performances sexuelles nécessaires, souhaitées, obligatoires.

Fuyons donc l’art dominant de l’incitation à la servilité sexuelle et examinons avec les yeux d’homme simple la question du point G, voulez-vous ?

Le point G en 9 points ?

1. Découverte. Selon la spécialiste Ovidie, actrice de cinéma pornographique versée dans l’édification des masses:  Le point G se trouve sur la paroi supérieure du vagin lorsque la femme est couchée sur le dos, deux phalanges après les petites lèvres. Dans une zone qui a une texture distincte du reste du vagin. Un peu rugueuse et bosselée. En appuyant dessus avec un ou deux doigts, cela provoque une sensation désagréable, voire une envie de faire pipi. C’est là. Mais il faudra attendre que la tension sexuelle soit montée considérablement avant de pouvoir y toucher pour faire du bien.

2. Pourquoi G ? Parce qu’un docteur allemand du nom de Grafenberg a décrit en premier cette zone sensible de l’intérieur du vagin. C’était en 1950.

Depuis lors, les toubibs et spécialistes démontrent de temps en temps qu’il existe. Et de temps en temps qu’il n’existe pas. Il n’est donc encore qu’hypothétique. Il faut prendre le point G avec des pincettes (c’est un façon de dire, hein !).

Le point g

3. L’histoire en deux mots. Jusqu’aux années 60, grosso modo, la sexualité féminine est destinée au partenaire mâle. A son plaisir et à sa reproduction. Autant dire qu’il est surtout question de pénétration et que les études sur la sexualité féminine ne sont pas légions dans un monde de recherche médicale dominé par les hommes.

A la fin des années 60, because le féminisme, on commence à parler de la sexualité féminine hors des seuls coïts. Clitoris par ci, masturbation féminine par là.

La stimulation du clitoris, le cunnilingus et la masturbation sont une libération sexuelle, la fin de l’asservissement au pénis.

A ce moment de l’histoire, le Point G de l’ami Grafenberg est annoncé comme étant une escroquerie développée par les hommes pour maintenir le sexe reproducteur et androcentré (focalisé sur le sexe masculin). Grâce au point G, on retourne à la pénétration, on se concentre sur l’homme et on arrête d’emmerder le monde avec son clitoris.

En 1980, des sexologues toujours américains (à se demander pourquoi les américaines baisent si mal, mais c’est une autre histoire, basée sur mon expérience personnelle peut représentative des 150 millions d’étasuniennes potentiellement actives) ressortent Grafenberg et ajoutent l’éjaculation féminine, comme conséquence de la stimulation du point G, le zénith de l’orgasme.

Aujourd’hui, les féministes – que nous soutenons – veulent qu’on lâche la grappe aux femmes avec des injonctions de jouir de telle ou telle manière et d’autres continuent à vendre des recettes pour provoquer des orgasmes qui font cligner des yeux à nos partenaires (qui se laissent faire, évidemment, en bons objets sexuels sots et léthargiques) !

-> Lire aussi : Comment ils m’ont appris à baiser comme un cow-boy

Le plaisir féminin et l’homosexualité, Jésus a dit que c’est pas bien.

Si la lutte pour une sexualité féminine non-reproductrice est un combat social ardu et essentiel, il faut admettre que menée vent debout, elle a des conséquences collatérales. Comme par exemple, le fait d’éluder l’existence du plaisir vaginal.

Le point G

4. Recherche médicale. La recherche est maigre ou inexistante. Sans sombrer dans les théories complottistes, on peut quand même expliquer sans prendre de risques que la recherche est centrée sur les hommes, en sexologie aussi. Et que l’existence de cas de femmes qui éjaculent n’a pas suffit à faire dire au corps médical que cette possibilité existait. On regarde ailleurs.

Le Point G a été disséqué, parfois, par certains toubibs, sur des cadavres (c’est gai), annoncé comme existant, certain, démontré. Puis son existence a été remis en cause par d’autres spécialistes. Aujourd’hui encore, on ne sait pas si ça existe vraiment.

5. Stimulation. On gardera de ces contorsions l’idée que le point G existe puisqu’il est certifié par nombre de femmes qui vantent la qualité de leurs orgasmes par lui provoqué. Mais qu’il n’est qu’une zone érogène parmi d’autres qu’on ferait bien de ne pas se mettre à masser comme un pot de confiture congelée qu’on voudrait réchauffer sous peine de prendre une claque, au mieux.

Pour le plaisir des femmes, comme pour celui des hommes, un rapport sexuel est avant tout une histoire, une progression, des faveurs et que le plaisir ne se commande pas.

-> Lire aussi : Comment bien faire l’amour à une femme. 

Le point G. Ce qu’en disent les femmes qui sentent un plaisir qu’elles lui attribuent.

6. C’est où ? A l’intérieur du vagin, sur la paroi supérieure.

7. Orgasme plus puissant. La zone sensible qu’est le point G, stimulée correctement, mène les femmes a des orgasmes différents de ceux provoqués par le plaisir clitoridien.

Le point G

8. Excitation. Elle est indispensable. Stimuler cette zone sans avoir fait monter le désir et l’excitation lui donnera l’envie d’uriner. Très désagréable. Pas du tout souhaitable. L’amour est une montée en harmonie, bande de branques (voir Comment bien faire l’amour à une femme) !

9. Le point de l’amour. La relation sexuelle vaginale est intime. Plus intime que la stimulation du clitoris. Elle renvoie à l’idée de possession. Et de fusion complète entre deux êtres. Etre pénétrée n’est pas une mince affaire, la profondeur est physique autant qu’émotionnelle.

L’être amoureusement, en tirer de l’excitation et du plaisir et un comble. Mais beaucoup de femmes ne connaissent que rarement cette jouissance et n’expérimentent que des pénétrations ennuyeuses, au service de leurs partenaires. En développant des relation saines et respectueuses, les hommes utiliseront les informations de cet article pour enrichir et décomplexer leur vie sexuelle.

L’homme simple milite pour une sexualité saine dans laquelle les partenaires se respectent et vivent ensemble des rapports intimes sans violence. 

Le point G

Crédits photos : Flickr/Stf.O – Flickr/Epi.Longo

La seule chose que les gens heureux ne font pas

Enfermés, contraints, malchanceux, on regarde les gens heureux avec jalousie. Qu’est-ce que c’est que ce sourire et cette aise ? Pourquoi je n’ai pas leur chance. 

 

Parce qu’il y a cette évidence, qui ne m’a pas encore sauté à la figure et qui pourtant était si simple : les gens heureux n’essaient pas de changer les autres. Ils n’attendent pas que les autres changent. Ils travaillent uniquement sur eux-mêmes. 

C’est si simple à dire et si difficile à appliquer.

Parce qu’on a tendance à croire que les gens heureux sont chanceux. Et que les malheureux ne le sont pas !

C’est plus simple de se contenter de cette explication que d’admettre qu’être heureux est un choix. Ou la conséquence d’une série de choix.

C’est plus facile de répondre à la question « pourquoi suis-je si malchanceux ? » qu’à la question « pourquoi suis-je si malheureux ? ». Parce que la seconde question demande une profonde introspection et une aptitude à la conscience de soi. Tandis que la première peut être laissée sans réponse facilement. Ou parce qu’on peut y répondre en évitant de se questionner soi-même. C’est parce que Dieu me hait ! Parce que la chance, par définition, est hors de contrôle.

Intuitivement, quand on est confrontés à une question complexe, on cherche à répondre à une question plus simple. Sans même s’en rendre compte.

Les gens heureux ne semblent pas faire d’effort pour être heureux. Ca a l’air simple. Mais les gens heureux eux répondent toujours à la question la plus complexe. Celle qui demande du travail sur soi-même. Pendant que les gens malheureux s’en tiennent à la croyance – qui les prive de paix et de sérénité – que d’autres qu’eux doivent changer.

Plus vite on apprendra que les autres changent seulement lorsqu’ils le souhaitent, à leur rythme, selon leur programme, plus vite on peut commencer à s’occuper de nous-même. Le développement personnel peut être encouragé de l’extérieur, mais n’arrive que de l’intérieur.

En pensant que les autres doivent changer en premier, on se trompe encore quand on a confiance en notre pouvoir de les influencer. Et on fonce vers un mur de déception, berceau de la dépression, quand on échoue dans nos tentatives futiles de les changer.

Ca nous mène à l’ultime erreur: persévérer et essayer de forcer le changement. Avec la manipulation, puis la force, puis la menace. Parce que nous avons été entraînés à ne jamais abandonner, à lutter pour notre idée.

Y a-t-il une manière plus sûre d’être malheureux que celle-ci ?

Les gens heureux ne sont pas des gens brillants, chanceux, bénis à qui rien de mal n’arrive jamais. Ils sont ceux qui attaquent les problèmes de front, sans se cacher.

Ce n’est pas que les gens n’heureux n’échouent pas. Ils échouent, comme nous tous. Mais ils agissent plus rapidement pour continuer à vivre sereinement.

La prochaine fois que vous doutez, demandez vous: « Vers quoi dois-je diriger mon énergie pour le changement ? Vers les autres? Ou vers moi-même ? »

La réponse à cette question, c’est l’essentiel de ce qu’on doit savoir à propos du bonheur.

Sources et bibliographie

Thomas G. Fiffer, Thing happy people don’t do, Goodmenproject

Daniel Kahneman, Thinking, Fast and SlowAllen Lane

Vincent CespedesMagique étude du Bonheur (Larousse, coll. « Philosopher », 2010).

Sexualité masculine : la révolution qui se fait attendre

 

Silvia C. Carpallo appelle les hommes à la libération sexuelle

La libération sexuelle féminine est un combat fameux. Continuel. Essentiel

On parle du droit des femmes à choisir comment vivre leurs vies et surtout, comment vivre leurs sexualités. Mais pourquoi ne parlons-nous jamais de la liberté des hommes, de leur sexualité bridée ?

Plutôt que de laisser les hommes choisir, on ne cesse de leur donner des ordres. On leur demande d’être sensibles, compréhensifs, respectueux. Sans cesser d’être virils, forts et protecteurs.

On leur demande de s’occuper de notre plaisir, de nos orgasmes et, en plus, qu’ils jouissent quand cela nous convient.

Il faut qu’ils se promènent dans nos courbes pour trouver de nouvelles formes de plaisir, mais nous avons oublié de chercher avec eux. Ils n’ont pas cherché beaucoup, certes, mais nous avons une part de responsabilité.

Les hommes n’ont pas libéré leur sexualité, elle reste enfermée dans l’obsession du pénis.

Tant qu’ils ne se risquent pas à des découvertes. Tant qu’on ne s’y risque pas ensemble, on ne sortira pas du coïtocentrisme et des frustrations qu’il suppose.

Mais que veulent-ils ?

Dans vos têtes j’entends des réponses comme « ils veulent nous la mettre !» Bon, d’accord, mais ma question est : c’est tout ?

En parlant des nouvelles masculinités, on découvre que les hommes cherchent de nouvelles expériences. Comme le fait de vivre une paternité complète et épanouie. Et en matière sexuelle ?

Sexualité masculine

  • Savourer une session de caresses, de baisers, de mots interdits.
  • Se risquer à jouer.
  • A inclure des jouets à nos routines
  • A explorer nos points sensibles
  • A changer les rôles

En définitive, laisser pour un moment de côté l’obsession pour la verge.

Se débarrasser des angoisses sur la taille, la durée, le nombre et découvrir la jouissance pour la jouissance, rien de plus.

Ajoutons le plaisir individuel

Si on promeut continuellement la masturbation féminine, l’importance de nous laisser porter par nos fantaisies, de jouir de l’instant, on ne dit rien de l’onanisme masculin. Par norme, ce doit être rapide et direct.

Evidemment, cela finit par être un miroir de ce que deviennent les relations sexuelles avec une autre personne !

L’industrie a pris note. Peu à peu, elle propose de nouveaux jeux aux hommes. Cela ajoute de l’imagination à leurs moments de plaisir solitaire.

La marque TENGA propose de dépoussiérer la masturbation masculine. Si on ne change pas la base, on ne variera pas la suite. Capsules d’onanisme, oeufs de plaisir (utiles ensuite pour les jeux en couple) et sculptures de silicone.

Il n’est pas question de transformer les hommes en femmes. Si nous cherchons à nous libérer en imitant la sexualité masculine, on se rend compte que ce n’est pas la bonne voie. Il ne faut pas répéter les erreurs.

Il est question d’être capable de choisir, d’augmenter les options. La société a changé. Les rôles ne sont plus ce qu’ils étaient.

Accepter qu’un hommes soit comme il veut. Dans tous les domaines de sa vie. Que s’il veut être éminemment génital et profiter uniquement du sexe occasionnel, ce soit aussi bien que s’il décide qu’il veut explorer son corps et croire en l’amour romantique.

Tous ces hommes seraient égaux, choisiraient les formes qu’ils veulent. Et personne ne pourraient les juger. Dans la diversité réside le goût. Il y a un-e partenaire pour chaque type d’homme parce que nous ne sommes pas tou-te-s pareil-le-s. Heureusement.

Article paru sur le blog : Eros, traduit et reproduit avec l’autorisation de l’auteure, par L’homme simple.

Silvia C. Carpallo  (@silviaccarpallo) est journaliste et sexologue espagnole. Elle collabore au blog Eros du journal national El Pais

Pour Noël, offrez le chasseur de têtes amoureuses Alexander Bale

Le chasseur de têtes amoureuses Alexander Bale

Alexander Bale est un cabinet d’un nouveau genre

Avis aux lecteurs : ce billet est un article sponsorisé. Qu’est-ce que ça signifie ?

Cette entreprise propose à ses clients – des hommes et des femmes célibataires, séparé-e-s ou divorcé-e-s – de prendre en main leurs recherches de « l’âme soeur »  à la manière d’un cabinet de chasseur de tête professionnel.

Alexander Bale proposer un service personnalisé, pouvant inclure bilan amoureux, coaching amoureux et conseils en image, sous la devise Réussir sa vie amoureuse comme on réussit sa vie professionnelle ! Les consultants sont des spécialistes en coaching et en recrutement. Ils adaptent leur compétences acquises dans une nouvelle sphère : les relations privées. Le fondateur de cette entreprise, Fabio Minciotti et son associée, Bruna Godino, répondent aux questions du blog AuroreinParis. D’autres mentions dans les médias : ici.

L’Homme simple apprécie cette démarche. Nous recommandons les services de ce cabinet à nos lecteur-trice-s.

Coffret-cadeau à offrir pour Noël

Pour Noël, Alexander Bale propose un coffret-cadeau à s’offrir ou à offrir à un ami célibataire, pour profiter de ses prestations (clic sur l’image ci-dessous pour accéder au site et au coffret)

Coffret cadeau Alexander Bale
Coffret cadeau Alexander Bale

Envoyons donc nos amis à la recherche d’une vie de couple chez Alexander Bale !

Aider ses amis célibataires à retrouver une vie amoureuse épanouissante est légitime mais souvent délicat. Alexander Bale nous apporte la solution : pour seulement 299 euros, en se cotisant à plusieurs, on peut ainsi offrir à un ami célibataire leurs services personnalisés.

C’est un service de luxe que nous offrons et un moyen de, peut-être, changer sa vie.

 

Trouver « l’âme soeur » grâce à des professionnels

 

Comme  les chasseurs de tête qui recherchent des talents pour une entreprise, Alexander Bale définit un Profil à partir des attentes de ses clients et se met en recherche active. Le cabinet propose ainsi des services sur-mesure et s’adresse à des personnes en dynamique professionnelle mais n’ayant pas toujours le temps ou l’opportunité de rencontrer des personnes leur correspondant. Il accompagne et conseille les célibataireset les met en relation lorsque leurs Profils concordent.

Adapter les méthodes de gestion professionnelle à la vie sentimentale est une excellente idée, que L’Homme simple soutient sans réserve. De même, inciter les hommes à se faire accompagner dans leur quête amoureuse nous semble une démarche positive : les hommes qui n’ont pas trouvé une relation amoureuse « éternelle » avec un amour d’adolescence peinent souvent à trouver les moyens de construire des relations.

Les rencontres fortuites, les coups de foudre et les amitiés qui se transforment en histoire d’amour ne sont souvent que des fantasmes réservés aux comédies romantiques. Puisque nous ne pouvons décemment plus nous livrer à la sérénade sous le balcon d’une partenaire espérée, profiter des services sérieux d’un cabinet comme Alexander Bale nous paraît pertinent et sage.

Arrêtons de culpabiliser face à notre célibat et donnons-nous les moyens de nos ambitions !

Ca ne fonctionnera peut-être pas. C’est vrai. Comme dans la vraie vie. Alexander Bale n’a pas de superpouvoirs. Il ne peut pas trouver une compagne à coup sûr et garantir l’amour jusqu’à ce que la mort nous sépare. La vie non plus, en fait.

Mais rencontrer une personne neutre et expérimentée qui fera un bilan de votre vie émotionnelle, vous écoutera et vous conseillera est déjà une expérience positive et valorisante.

Si vous suivez nos conseils et vous adressez à ce cabinet, nous sommes intéressés à lire ci-dessous vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

 

Comment ils m’ont appris à baiser comme un cowboy

cowboy

Comment je croyais que je devais « dompter » ma première partenaire sexuelle. Et pourquoi j’avais tort.

J’étais un peu en retard. J’ai fait l’amour pour la première fois à 17 ans. Je sais.

Faire l’amour avec une femme avait été dans mes conversations avec mes camarades depuis des années quand c’est arrivé la première fois. C’était LE sujet de plaisanteries, de rêves, de défis et d’histoires incroyables des mâles dominant de ma classe. A propos de leurs triomphes, sur les terrains de batailles féminins. Et oui, bien sûr, c’était une discipline de compétition entre tous les garçons que je connaissais.

Ca me terrorisait.

La découverte des relations sexuelles est souvent la plus grande peur des garçons. Mais la culture patriarcale, si puissante, nous fait exprimer nos angoisses de manières malsaines.

Taïaut !

Avant ma première aventure sexuelle, j’avais appris. Je savais que c’était l’accomplissement le plus important pour un homme. L’oppression sexuelle sur les filles était naturellement incluse dans ce conte de la sexualité masculine.

J’ai reçu des leçons des hommes adultes qui  m’entouraient. Et comme ils étaient mes formateurs en matière de vie intime – à défaut d’autres conseils – ce que j’avais compris de leurs recommandations, c’était tout ce que j’avais à l’heure de me lancer dans ma vie sexuelle :

  • Au lit, sois fort. Aime ça.
  • Les femmes sont des cibles. Fais des plaisanteries sur leur activité sexuelle vraisemblable et sur leur probables performances.
  • Les femmes sont faibles. Note : excellent sujet pour des plaisanteries.
  • Acceptable : l’usage commercial du corps des femmes (prostitution, objectification publicitaire, etc.)
  • Acceptable, voire cool : soupirer bruyamment en voyant un corps de femme nue
  • Encouragé : l’indiscutable besoin de l’homme d’avoir beaucoup de partenaires sexuelles.

Les histoires de vestiaires de mon enfance sont une triste démonstration de ce que la masculinité hégémonique a fait de nous. Je sais, les autres garçons avaient sûrement autant peur que moi. Ceux qui criaient leurs victoires mentaient souvent. Ou racontaient les histoires de leurs frères (qui étaient des mensonges également, j’imagine.). Mais je ne savais pas tout ça.

J’étais intrigué et terrifié à l’approche de ma première expérience sexuelle. Mais le patriarcat m’a appris à ne pas parler de cette peur. Au lieu de cela, tous mes modèles masculins, mon père, mes oncles, les amis de mes parents, mes professeurs et entraîneurs de foot (je pense qu’il est inutile de parler des curés) me pressaient sans le vouloir – verbalement et non-verbalement – à prouver ma masculinité. En participant à une compétition à laquelle je ne m’étais pas inscrit.

J’étais attiré par les filles. Heureusement ! Quand je repense à ces années, je ne peux que m’imaginer à quel point ce doit être oppressant de faire face à cette mission pour les garçons qui s’interrogeaient sur leurs préférences sexuelles.

Le cowboy est un homme avec du cran et un cheval

Je ne suis pas connaisseur de la vie intime des éleveurs d’animaux. Et dois donc m’excuser auprès des cowboys au bon comportement. Mais ils étaient – dans mon imagination – les hommes que nous devions tous devenir. L’idéal. Ils incarnaient la vraie masculinité qu’on m’a apprise.

Dans mon imagination d’adolescent, être un cowboy au lit était l’objectif.

Je m’imaginais plus ou moins que mes premiers assauts (c’était ainsi que c’était défini, oui – partager n’était pas dans le champ lexical de ces conversations) sur une fille ressemblerait à attraper un bouvillon au lasso ou à monter un cheval sauvage.

Je peux encore ressentir cette peur de mes 17 ans. Considérer à nouveau qu’embrasser cette fille risquait de m’embarquer dans mon premier rodéo. L’extrême difficulté de l’exercice me terrorisait.

Il y avait encore un autre objectif, que j’avais intégré : d’une manière ou d’une autre, il fallait trouver des femmes, des amis (ou n’importe qui) qui puisse dire à quel point j’étais large, long, dur et – par-dessus tout – endurant au lit. Ca, c’était le Graal !

A côté de cette nécessité d’être un cowboy, je devais aussi être un chevalier. Mon pénis était une épée. Erigée nécessairement, pour affronter l’ennemi, dans n’importe quel champ de bataille intime.

Pendant plusieurs mois de ma vie d’adolescent, le seul intérêt qu’avaient les femmes c’était qu’elles pouvaient sucer mon sexe. Je ne savais pas comment cela se pouvait, ni si j’avais vraiment envie de le mettre dans la bouche de quelqu’un. Mais tous les garçons étaient d’accord pour dire que c’était un partie du rôle qu’elles avaient.

Tout cet héritage culturel me mettait un sacrée pression. Pour ma première aventure, j’avais l’impression que j’allais concourir dans une grande compétition.

Personnellement, j’ai inventé plusieurs rapports sexuels plusieurs mois avant de réellement vivre mon premier.  Je le racontais à mes amis. Même aux filles. J’ai construit des histoires d’orgasmes que j’avais provoqués à plusieurs partenaires qui n’existaient pas. Pour éviter l’exclusion. Pour rester membre du groupe des mâles dominant plongeant dans la vie d’adulte en étant convaincus que la vie sexuelle était une affaire de cowboy : tue en premier, discute après.

Physiquement invalide, émotionellement renforcé

Cette conception violente de ce que le sexe était a duré jusqu’à un moment précis.

C’était après avoir fait l’amour une dizaine de fois. J’ai réalisé que je n’étais pas seulement en retard, mais que j’étais en outre probablement invalide sexuellement. Je n’étais pas capable de performer comme un cowboy.

Mon épée ne restait pas longue et dure durant la bataille. Je n’étais pas capable de mener un assaut sexuel sur ma partenaire comme un homme devait le faire. J’étais si triste. Si déçu. J’ai senti une défaillance.

J’allais demander un conseil médical. Pour satisfaire à la norme dont ils parlaient tous. Mais j’ai réalisé que j’avais tort sur tout. Grâce à elle. A sa compréhension et à son écoute. Parce qu’elle a trouvé les mots et les silences pour faire vivre mes doutes et mes angoisses. Avec elle, j’ai appris que faire l’amour était un acte à partager.

Finalement, j’ai découvert que les rapports sexuels étaient un acte d’amour. Un moment enchanté ou les partenaires sont assez proches pour s’engager dans un échange curieux, sensuel ou rien n’est défini. Ou les surprises arrivent. Et où on a le droit de ressentir et d’exprimer des émotions. Ce n’était pas un combat, le pénis n’était pas une arme contre les parties génitales féminines.

Je me demande maintenant dans quel genre de comportement violent les garçons qui n’ont pas la chance de réviser leurs objectifs s’engagent. Sur leurs partenaires ou sur eux-mêmes. Comment les jeunes hommes gèrent leurs frustrations de ne pas être une machine sexuelle le premier soir et tous les suivants. Ce fantasme sur les cowboys mène-t’il à la violence de genre ? Je n’en suis pas sûr, mais je vois pas mal de liens.

Ce que j’ai appris

On grandit. On a des enfants. Et je crois que c’est essentiel qu’on arrête de filer à nos garçons l’idée que les filles sont notre Guadalcanal, un drapeau qu’il faut conquérir, dominer et contraindre à l’asservissement sexuel à travers des comportements violents.

Si on tempère ça tôt dans leur développement, on sera capables d’éviter de contribuer à la construction de pressions sociales douloureuses qu’ils ressentiront évidemment au sujet de leurs expériences et performances sexuelles.

Nous pourrions essayer d’apprendre à nos garçons ce que nous aurions voulu savoir : faire l’amour est un échange. Durant lequel l’homme n’a pas davantage de contrôle que la femme. Qu’en matière de sexe, l’homme n’est pas chargé de choisir seul la manière, le moment, la durée ou la quantité de bestialité. 

Voir le sexe comme une bataille, une compétition ou une action unilatérale peut causer des dommages sévères dans les vies des hommes adultes et de leurs proches.

Les dépressions, les suicides de garçons fragiles émotionnellement, les souffrances des adolescents dont les préférences sexuelles s’écartent de la norme hétérosexuelle active face aux jugements de leurs camarades modelés par le modèle patriarcal et compétitif sont causés par l’idée commune que la seule manière pour un homme de vivre une vie intime est d’affronter de nombreuses femmes.

Changeons cela, en nous souvenant de ce que nous ressentions et de ce que nous avions désespérément besoin d’entendre.

Gregory Jaquet

Note de publication : cet article a été publié par l’auteur en anglais sur le site The Good Men Projet le 19 octobre 2013. Il peut être consulté ici.

 

Violence psychologique, 8 signaux d’alerte

Quels sont les signes qui indiquent que nous vivons dans une relation violente ?

La violence, dans le couple, ce n’est pas seulement donner des coups, bousculer, maintenir, pousser. Elle peut être plus sourde, plus subtile, peut-être plus dangereuse. Et elle guette les hommes comme les femmes. Le texte qui suit est écrit au masculin parce que c’est aux hommes que ce site est adressé. Le propos concerne naturellement également les femmes.

Violence psychologique

Il n’est pas question ici des querelles occasionnelles, des hauts et bas de toute relation. Mais des attitudes sur le long terme.

Contrôler, harceler, humilier, refuser d’écouter, blâmer, abuser, tromper, cacher, mentir, crier, intimider et manipuler psychologiquement sont des exemples d’abus.

Ceux d’entre nous qui ont eu une enfance bousculée, marquée par la violence psychologique ou physique ont plus de risque de vivre des relations abusives une fois adultes. Inondés de cris puis douchés d’excuses sans cesse, couverts d’un amour ponctuel, suivant des accès de colères parentaux, ils peuvent devenir des adultes qui n’ont pas conscience des signaux indiquant un abus. Ceux qui ont été grondés, corrigés, rabaissés ou abusés physiquement risquent d’être violents dans leur couple, avec leur famille à cause des cycles de violence psychologique qu’ils ont intégré.

 

Quand réagir ?

Si vous avez eu – comme beaucoup – ce type d’enfance ou simplement si vous vous interrogez sur l’état d’une relation qui ne vous satisfait plus, lisez ces huit points de vigilance pour vos relations intimes. Ce sont des signaux, des alertes. Des états d’âme qui, cumulés et répétés, indiquent que vous vivez dans une relation marquée par la violence psychologique, que vous êtes abusé :

Vous êtes exagérément attentif aux besoins des autres, au détriment des vôtres. Avec le temps qui passe, si vous êtes dans une relation abusive, vous apprenez à marcher sur des oeufs pour ne pas mettre votre partenaire en colère. Vous faisiez peut-être cela avec un de vos parents et le répétez inconsciemment. Se taire, ne pas donner votre avis, ne pas vouloir faire de remous, justifier vos attitudes par « oh, j’exagère certainement » sont tous des signes que vous ne vous écoutez pas vous-même. En fait, à chaque fois que vous vous demandez si vous devriez être fâché ou non à propos de quelque chose, c’est que vous n’écoutez pas votre voix intérieure.

Vous ne voyez plus vos amis aussi souvent qu’auparavant. Parce que vous êtes sans cesse en train d’essayer de réparer une dispute ou d’essayer d’oublier un événement douloureux de votre relation. Rater des événements sociaux ou passer un week-end à se quereller plutôt que de s’amuser ensemble est un signe de mauvaise relation. Vous pouvez vous sentir isolé parce que votre partenaire demande tout votre temps. Peut-être vous surprenez-vous même à justifier le comportement de votre partenaire, à l’excuser. Avec le temps, les victimes perdent leur estime d’eux-mêmes et questionnent leurs propres réactions, jusqu’à se reprocher leurs états d’âme.

a_sad_man_b_w_by_thaddman-d31s1wx

Vous abdiquez souvent dans d’autres situations de vie. Dans n’importe quel type de conflit, vous baissez désormais les bras. Plutôt que de défendre votre point de vue, vos besoins, vous restez muet. Peut-être à cause de la fatigue causée par tous ces conflits à la maison. Il peut vous sembler que parler de vos besoins et de vos désirs, c’est entamer une bataille. C’est maintenant plus simple de s’adapter et de renoncer plutôt que de risquer une nouvelle tension.

Vous n’êtes pas capable d’identifier ce dont vous avez besoin et ce que vous ressentez. Les enfants qui ont grandi dans des foyers en défaillance émotionnelle, dont les parents étaient en difficultés, ont appris à mettre les parents en premier, à veiller aux émotions de leurs parents plutôt qu’à leurs propres envies. Si les enfants n’apprennent pas les bons liens, les bonnes limites et ne peuvent pas se concentrer sur eux-mêmes, ils prennent l’habitude de penser hors de leurs propres besoins et grandissent en les ignorant.

Vous acceptez des dangers immédiats sans réagir. Craindre la colère de son partenaire au point d’accepter de prendre des risques sans réagir. Par exemple, la conduite automobile agressive d’un partenaire que vous n’évoquez pas et que vous supportez en serrant les dents pour ne pas le faire exploser.

Vous vivez fatigué. La fatigue et le doute systématique sur ses propres avis sont des signes d’une relation malsaine. Lorsque vous avez du mal à prendre des décisions par vous-même, que vous pensez que vos raisonnements deviennent brumeux et prenez l’habitude de vous questionner vous-même plus souvent que vous vous fiez à ce que vous savez.

Vous acceptez des relations sexuelles sans désir. Avoir des relations sexuelles sans en avoir envie régulièrement, pour conserver la paix. A chaque fois que vous vous trouvez en train de faire quelque chose que vous ne voulez vraiment pas uniquement pour préserver la paix et éviter une colère, vous renoncer à votre autonomie et à votre pouvoir sur vous-même.

Vous répétez des cycles de ruptures et de réconciliations. Connaître de vraies ruptures, suivies de pardons et de retour ensemble, en oubliant les mauvaises attitudes. Donner une nouvelle chance et croire à des promesses vides qui ne deviennent jamais réalité.

 

Ca ira mieux demain

Beaucoup de victimes d’une forme de violence psychologique veulent croire que leur partenaire a changé, croire à un nouveau départ. Elles espèrent que leur amour peut surmonter tous les obstacles.

Quand les enfants qui ont vécu dans un environnement violent ne peuvent pas échapper à des parents colériques, ils apprennent à justifier les mauvais comportement, parce qu’ils ne peuvent pas rompre avec eux. Ils prennent l’habitude d’espérer que leurs parents vont changer. Ce cycle s’intègre. Devient inconscient.

Le vrai amour est un échange. Bien sûr, il faut parfois faire des choses dont nous n’avons pas vraiment envie pour le bien de notre partenaire. Mais on sait, dans nos coeurs, quand cela arrive trop régulièrement.

Le vrai amour entre deux personnes saines permet de respecter des limites, de partager les responsabilités en cas de problèmes et de chercher des solutions sans abus de langage ou manifestations de colère.

La bonne nouvelle, c’est que lorsque vous l’avez, lorsque vous l’avez vraiment, vous regardez en arrière et réalisez que vous n’oublierez jamais les signes d’une relation abusive que vous avez connu. A laquelle vous avez participé.

Les yeux grands ouverts sur la façon dont vous avez été traité et la façon dont vous souhaitez l’être à l’avenir. Cette révélation vous rend beaucoup plus fort. Et plus intelligent. Et capable de tendre la main à ceux autour de vous qui vivent peut-être dans un couple marqué par la violence psychologique. Un par un, on se réveille, on dit non, et on progresse pour toujours.