Autruches et cyclistes

Autruches, cyclistes et footballeurs: même combat ?

 

« On peut déjà en déduire qu’il existe une certaine parenté de pensée entre l’autruche et le coureur cycliste, parenté renforcée encore par le fait que l’un comme l’autre s’arrachent les poils des pattes pour faire joli.

Entre l’autruche et le footballeur, le rapprochement est encore plus flagrant : la danse d’amour, par exemple, est presque la même.

Exemple : mettons vingt-deux autruches dans le désert de Zobi. Donnons-leur une noix de coco. Aussitôt, les autruches se divisent en deux camps de onze et se mettent à courir comme des cons dans tous les sens pour pouvoir taper dans la noix de coco.

Quand une autruche arrive à envoyer la noix de coco entre deux cactus, c’est le signe de l’amour. Les autruches commencent par sauter sur place puis elles se filent des grands coups d’ailes dans le dos et s’embrassent goulûment.

L’instant d’après, c’est la copulation qui assurera la survie de l’espèce autruchienne. Les footballeurs font exactement la même chose, mais leur quotient intellectuel étant légèrement inférieur à celui de l’autruche, ils sont incapables de sortir leur sexe au moment de l’embrassade générale. Alors ils recommencent à taper dans le ballon, jusqu’à épuisement complet. C’est pourquoi les footballeurs ne se reproduisent pas, ils shootent. »

Pierre Desproges, Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires, contre Henri Pescarolo

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