Scream_crosathorian

15 règles pour ne pas être un homme à la con

Ne pas être un homme à la con, c’est du travail.

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  1. Embrasser ses amis. Serrer des mains, c’est bon pour se présenter. Les bons amis s’embrassent, poitrine contre poitrine, une ou deux mains dans le dos. Ca dure une seconde. Ca ne fait pas de vous un homosexuel en lutte.
  2. Apprendre à rire de soi-même. On s’est tous surpris à se prendre trop au sérieux. Les hommes bons savent bien recevoir une moquerie.
  3. Avoir des amies et ne pas coucher avec elles. La variété des amitiés est le sel de la vie. Avoir de nombreux amis, des deux genres, offre une vie pleine de variété.
  4. Se préparer à faillir. Se tromper, ce n’est pas la fin du monde. Ca prépare à essayer plus fort la prochaine fois. On peut aussi utiliser ses erreurs pour penser à pardonner à d’autres.
  5. Etre actif et intéressé à la politique. Chaque vote est important. Et l’actualité politique est plus supportable si on s’y intéresse un peu.
  6. Faire ce qui nous rend heureux. Ce boulot merdique qui paie bien nous procure-t-il vraiment du bien-être. Ne serait-ce pas le temps d’en changer et de voir ce que le changement peut apporter ?
  7. Penser au choix de nos mots. Il est temps de renoncer à nègreniakmongol, pédé et gonzesse. Il y a plein d’autres mots pour dire ce qu’on veut dire. Ceux-là ne nous grandissent pas.
  8. Renoncer au harcèlement. Se moquer des plus forts, c’est agréable. Se moquer des plus faibles, c’est mal. Le faire à répétition, c’est du harcèlement. Même si ça nous fait rire, si on trouve que le mot est bon et que ça nous valorise de faire rire les autres avec une bonne vanne, renonçons à faire à d’autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse.
  9. Etre féministe. Vivre dans un meilleur monde. Les féministes ne détestent pas les hommes. Partager l’idée que nous sommes tous égaux.
  10. Etre courtois en voiture. On nous voit. Cet être qui hurle sur un autre conducteur, qui secoue la tête comme un dément, qui insulte, c’est toujours nous. Pardonner les erreurs, chercher le compromis, laisser vivre les autres, sur la route aussi.
  11. Retrouver le respect sexuel. Laisser croire qu’on est exclusif avec quelqu’un en la trompant avec d’autres, c’est malhonnête. Il faut changer une des deux attitudes.
  12. Pleurer. Journée pourrie, lâchez une larme. Excès de pression, multiples ennuis qui s’empilent, vous n’êtes pas seul. Supporter nos émotions ne fait pas de nous des femmes, mais des humains. Nous devrions saluer les larmes des hommes, saines et gratuites.
  13. Parler d’homophobie. Il n’y a rien de mal a être gay, lesbienne, transgenre ou bisexuel. Et ce n’est pas contagieux. Embrassons nos amis pour ce qu’il-elle-s sont et pour ceux-celles qu’il-elle-s aiment.
  14. Reculer comme un héros. A cause de l’alcool et/ou de la colère, vous sentez votre agressivité arriver ? Reculer et allez-vous en. Une seconde de trop et un coup donné peuvent ruiner plusieurs vies.
  15. Ne rien exclure. Sortir de ces certitudes. Ca ne fait pas de nous une personne de caractère, mais bornée, rigide et amère. Sortir de notre vocabulaire les prises de positions extrêmes, arrêter de trouver tout scandaleux ou fantastique et ne jamais dire jamais. Homme bon, la nuance et le doute sont tes amis.

Cette liste n’est pas exhaustive. Ajoutez vos propres règles en commentaire !

9 réflexions sur “ 15 règles pour ne pas être un homme à la con ”

  1. Je ne suis pas sûr d’être d’accord avec le premier point: remplacer une injonction par une autre ne me semble pas une bonne idée.

    Si on n’embrasse pas les hommes, il est important d’examiner nos motivations (surtout si on embrasse les femmes mais pas les hommes) mais il y a des raisons légitimes (phobies, trauma ou simplement malaise) pour lesquelles une homme refuserait d’embrasser d’autres hommes et ça me parait être une mauvaise idée d’essayer d’imposer aux gens une proximité physique (poitrine contre poitrine, mains dans le dos) qu’ils ne désirent pas.

    Chacun devrait pouvoir définir la manière dont il engage physiquement ses proches et voir ses choix respectés.

  2. Vous avez raison et nous devrions renoncer à imposer quoi que ce soit.

    Mais ne pensez-vous pas que s’aventurer dans des contacts affectifs entre hommes peut contribuer à faire tomber les barrières émotionnelles qui nous entravent ?

    Ce que vous appelez malaise, il me semble que c’est justement ce que certains identifient comme l’héritage culturel d’une masculinité et d’une virilité à questionner.

    La formulation provocante de la première proposition associée au titre n’est pas adéquate, reconnaissons-le. Mais la réflexion sur l’opportunité de nous mettre à démontrer nos affections pour nos amis avec moins de distance me semble être valable.

    Qu’en dites-vous ?

  3. C’est proprement effrayant la façon dont vous présentez les choses. Mais dans quel monde vivez-vous ? Vous enfoncez des portes ouvertes comme si vous étiez le Messie ? Mais qui vous a mis en tête que les hommes sont des cons ? D’où vous vient ce mépris de l’homme ? La connerie existe, oui, mais elle n’est pas sexuée : première leçon d’égalité.
    Je suis consterné par votre blog et me fais un devoir de le faire connaître car je n’ose imaginer ce qui se passerait si quelqu’un s’avisait de créer le même blog mais en remplaçant les hommes par les femmes : levée de bouclier et procès en cascade !
    La seule vraie cause aujourd’hui, c’est l’homme, à en juger par la façon dont il est trainé dans la boue, méprisé et détruit dans ses fondements.
    grande tristesse devant l’intolérance de vos propos : oui, en réalité, il s’agit bien d’abaisser l’homme, de le castrer et de le nier dans son essence. Un homme bon est un homme mort : voilà ce qui ressort de vos textes.
    Une piste (pour les visiteurs) : oubliez le refrain de l’égalitarisme forcené et explorez celui de la différence. C’est dans l’étude et la valorisation des différences que naissent respect et épanouissement, désir et partage, évolution et construction.
    Tandis que l’égalitarisme dictatorial et l’indifférenciation conduisent à la société d’aujourd’hui : suicide, solitude, dépression, isolement, exclusion – maux en constante augmentation en France depuis 20 ans, et dont les hommes sont victimes au premier chef.
    La seule manière de reconstruire un vrai lien entre hommes et femmes, c’est de développer le respect et l’amour des différences, et non de les effacer.

    1. Merci pour votre contribution Bob. Et pour toutes les précédentes de cette journée de colère qui vous aura sans doute fait beaucoup de bien. Vous êtes sûr de vous, courageux, viril, jugeant et ne considérez dans une conversation comme des arguments que les vôtres, imposés à coup d’injures, de mépris et de paternalisme.
      Je comprends que vos ami-e-s ne soient pas féministes. Je ne vois pas comment vous pourriez vous entretenir avec elles.

      Si les articles de ce blog sont des prises de position dans ce que vous croyez être une conversation qui vous est interdite, vous n’avez fait depuis cinq heures qu’en vomir les fondements. Vous pouvez bien vous pourlécher d’être le seul à donner de vrais arguments, vous l’avez dit plus clairement plus tôt: vous débattez de manière virile. Ce qui signifie pour vous: avec sauvagerie.

  4. Le point 9 n’est absolument pas nécessaire pour atteindre le but recherché^^ il suffit juste de ne pas être un macho quoi mais de là à être féministe..faut pas déconner^^

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